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Écoutez Microphon’ic 2004
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Chers lecteurs-auditeurs,
Microphon'ic 2004 s’est tenu le 9 octobre au Centre Dansaert à Bruxelles, et ce durant trois heures sonnantes et trébuchantes au gré des ondes et des flux migratoires, le tout joyeusement (et habilement) mixé en vrac et en direct.
Nous souhaitons remercier chaleureusement tous les acteurs -et qui sait s’ils étaient nombreux- engagés d’une manière ou d’une autre dans ce processus d’émission et d’écoute, tous les intervenants et constituants de cette chaîne dont les ondes sont une émanation quasiment palpable et vivante.
Car Microphon’ic se voulait avant tout une synergie, un assemblage de richesses (ou plutôt de dons à partager), mais aussi une mise en circulation et une prise en relais.
A la différence d’une simple diffusion, le son se définit ici par sa mobilité, il porte en lui les stigmates de son transport, et la remise en cause de son état épuré et absolu laisse place à l’expression de son impermanence. Le travail du mixage souligne sa relation à l’espace, réaffirmant ainsi son caractère transitoire : ce que capte un micro passe entre les mains des mixeurs, croise en passant une onde japonaise, emprunte un canal de streaming, chevauche une onde hertzienne et s’arrête peut-être à un feu rouge dans une automobile à Londres ou à Marseille.
Pourquoi Microphon’ic ?
« Voir
On peut regarder voir
On ne peut pas entendre entendre »
Marcel Duchamp
D’emblée nous n’avons pas souhaité faire œuvre de programmation, et ce pour plusieurs raisons. D’abord parce qu’il y a assez de lieux de représentation, certes diversifiés, mais s’inscrivant dans une dynamique unilatérale, où chacun (programmateur, artiste, spectateur), bien à sa place, s’obstine, soit par frilosité soit par conformisme, à tenir le rôle qui lui est alloué depuis trop longtemps, afin de montrer ce qui doit être vu, entendu, digéré, évacué.
Ensuite (et sans doute en conséquence), parce que nous en arrivons à une situation paradoxale où les « noms » circulent, au détriment des activités et expériences, qui, elles, ne circulent pas...
Or il se fait que nous sommes portés vers les méthodes de communication et que pour nous la radio est un lieu d’échange et de partage.
Il nous paraissait donc nécessaire de changer les donnes, à l’instar d’un gnome malicieux qui aurait interverti les cartes dans une partie de poker -de préférence après les annonces…
Musiciens, performeurs, metteurs en ondes, public, mixeurs, webmaster et auditeurs se sont relayés pour constituer « ça ».
« Ça » n’est pas localisable, c’est une entité particulière qui génère son propre espace d’expression.
Microphon’ic était partout et nulle part à la fois, et ce fut aussi une belle expérience humaine.
Nous avons, au cours de l’émission, été confrontés à certains problèmes techniques (rupture de streaming pendant quelques minutes) et certains auditeurs ont eu du mal à nous recevoir.
Veuillez nous en excuser, nous espérons pouvoir être plus performants lors des prochaines expériences.
Vous trouverez sur le site microphonic.be la description détaillée de l’événement ainsi que l’archivage de l’émission.
Encore merci à tous.
Jacques Foschia,
Décembre 2004.
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http://www.microphonic.be |  |
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