Archives de la catégorie : Production

Terre, clopes et caféine

Portrait d’un métier de la mort. Celui d’un fossoyeur. Celui de Patrick. A travers son expérience, s’improvise une ballade à la découverte des allées silencieuses du lieu emblématique que représente le cimetière d’Ixelles. Patrick évoque les corps qui reposent sous la terre, se souvient de ceux qui n’y sont plus. En s’enfonçant davantage dans les allées, entre tombe fraîchement creusées et fleurs fanées, la personnalité du jeune fossoyeur de dévoile.

What’s up dock ? À la rencontre des dockers du port d’Anvers

En 2014 deux bruxelloises découvrent les dockers belges lors d’une fin de manifestation tumultueuse dans la capitale. Impressionnées et intriguées par leur détermination, elles décident de partir à leur rencontre dans les contrées du port d’Anvers.  Au long de leur voyage dans l’univers du port, elles recueillent les voix de jeunes et de vieux dockers qui évoquent leurs luttes passées et présentes. Leurs récits de joie, de puissance collective, mais aussi de solitude ou de tentatives ratées racontent la transformation des possibilités de luttes et des solidarités dans un monde en mutation.

La première fois que je suis devenu fou(le)

« Je pénétrais dans un champs de conscience qui m’était jusqu’alors interdit ou caché et je n’y reconnaissais rien. J’ai eu l’impression vertigineuse d’accéder à un nouvel étage de mon être. Je ne savais pas si j’étais mort ou si je venais de naître. Tout y était inouï et incertain. Je ne pouvais plus interpréter ce que je ressentais. J’avais un nouvel univers à déchiffrer dont chaque signe était un miroir de ma perplexité.
Je me suis dit, ou plutôt cela s’est dit à travers moi :
Ma folie est le dernier rempart entre moi et une liberté totale.
Qui cédera le premier ? Le rempart ? Moi ? Ou la Liberté ? »

Le souffle de l’arpenteur

Partir à la recherche du souffle juste… Juste pour un joueur de naï, juste pour un alpiniste, juste pour un urgentiste, juste pour une artiste. Les histoires et les vies se croisent. Et elles croisent la mort. Le voyage prend alors l’allure d’une quête, et lorsque les mots manquent, les sons prennent le relai… C’est alors que l’oreille crée le paysage. Le coeur est plus proche…
Et dans les espaces qui s’ouvrent à nous sentir que l’on respire et que, quoi que l’on fasse, la vie y est un élan.

Gnawas jour et nuit

Illustration : Margaux Nessi

Dans un territoire bruxellois fertile à la création, à la diffusion culturelle et dans le contexte actuel troublé, une partie de la communauté marocaine de Belgique perpétue une branche captivante de son héritage,la musique gnawa, une musique spirituelle, de transe, introduite dans le monde arabe par les esclaves noirs.
Aujourd’hui, ses membres résistent à leur manière en transmettant localement l’esthétique envoûtante d’une musique portée par les chants et les sonorités captivantes des instruments qui lui sont propres (le guembri, le tbel et les qrâqeb).

Une production de Julien Crespin et Chloé Despax, avec le soutien du FACR de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de l’acsr | 2017 | 50min

Le 16 avril à 17h: Dimanche Gnawa à NGHE : Écoute en avant première du documentaire dés 17h
suivi d’un mini concert Maâlem Dris, solo guembri et voix et d’un repas couscous maison.
NGHE, 6 rue des Mariniers
1080 Molenbeek Bruxelles
Prix Libre.

Le 17 avril à 12h15: Diffusion sur Radio Panik 105.4FM en présence des réalisateurs

Le 21 Mai 2017 à 17h: Écoute au Centre Culturel Jacques Franck  + concert acoustique de Maalem Hicham Bilali, solo guembri et voix

John Haute Fidélité

Une tragédie shakespearienne dans le monde de Google /
Facebook, racontée du point de vue d’une intelligence artificielle fantôme.
Le vieux P-DG de Poodle – une célèbre multinationale d’intelligence artificielle – est sur le point de mourir. Il communique ses dernières volontés à John Haute Fidélité, le produit-phare de son entreprise, un assistant personnel connecté dont la réputation est de connaître vos désirs mieux que vous–mêmes. Tout son royaume sera transmis à son fils naturel Junior, à l’exception de la chambre forte qui renferme le secret de l’algorithme de John. L’intelligence de John semble si humaine que Poodle père a décidé de l’adopter comme un second fils. Mais après la mort du père, d’étranges voix résonnent dans le palais. Un larsen de désirs inassouvis gronde dans les couloirs. Un crime se prépare. La tragédie de l’ère numérique peut commencer.

Gnawas, jour et nuit

Illustration: Margaux Nessi

Dans un territoire bruxellois fertile à la création, à la diffusion culturelle et dans le contexte actuel troublé, une partie de la communauté marocaine de Belgique perpétue une branche captivante de son héritage, la musique gnawa, une musique spirituelle, de transe, introduite dans le monde arabe par les esclaves noirs.
Aujourd’hui, ses membres résistent à leur manière en transmettant localement l’esthétique envoûtante d’une musique portée par les chants et les sonorités captivantes des instruments qui lui sont propres (le guembri, le tbel et les qrâqeb).

Augustine, la nostalgie des origines

Je pensais qu’il y avait un mur. Que la maison s’arrêtait là.
Et soudain s’ouvre une brèche, un passage…
Derrière d’autres pièces, des couloirs, des portes, des personnes.
Une autre vie où je découvre ma mère jeune, féminine comme je ne l’ai jamais vue. Entourée de frères jusque là inconnus, cachés, emmurés…
Ils sont tous mort depuis bien longtemps. Sauf Augustine…

Et si le passé ne ressurgissait jamais que sous la forme d’une joie tragique? Celle de retrouver dans le même instant, ce qui est
irrémédiablement perdu.
« Augustine, la nostalgie des origines » est le deuxième volet  d’un triptyque sur l’intime et le roman familial.