Archives de la catégorie : Médias et Communication

Cœur d’aubergine

Un car­net intime de ren­contres par appli­ca­tion.

Clément, trente-neuf ans, céli­ba­taire, cherche la ren­contre qui va chan­ger sa vie. Armé de son seul smart­phone, il se prête au jeu de la drague et de la séduc­tion en ligne. Bienvenue à bord de ce kaléi­do­scope sonore pour un voyage au centre de Grindr, un docu­men­taire auto­bio­gra­phique où Clément Braive pose un regard sur sa géné­ra­tion et ques­tionne le céli­bat et le désir.

Version 133

Et si d’autres mondes étaient pos­sibles ? Et si les Cités de la Grèce antique (Athènes, Argos, Thèbes…) avaient colo­ni­sé des conti­nents et étaient deve­nues de véri­tables civi­li­sa­tions modernes ? Et si les super-héros avaient réel­le­ment exis­té ? Et si un « jour­na­liste-prêtre » aux étranges pou­voirs était envoyé par son Dieu dans ce monde pour y mener une enquête ?
Une uchro­nie libre­ment adap­tée de la tra­gé­die d’Euripide Les Héraclides – mais sur­tout une féroce satyre poli­tique et sociale de notre temps.

Sortir de ce jardin

«Sortir de ce jar­din» raconte l’his­toire d’un groupe de per­sonnes, jeunes et moins jeunes, d’ho­ri­zons variés, habi­tants et tra­vailleurs, pota­gistes, du quar­tier du vieux Molenbeek, dont la réa­li­sa­trice, Claire Gatineau, fait elle-même par­tie. Préoccupés par des ques­tions envi­ron­ne­men­tales et l’ur­gence cli­ma­tique, ils décident de se rendre à Paris en 2015 où se pré­pare la Cop 21. Mais, à la veille du départ, les atten­tats de Paris sus­pendent toute pos­si­bi­li­té de voyage. La com­mune de Molenbeek et ses habi­tants sont alors pris d’assaut et lar­ge­ment stig­ma­ti­sés par les médias. Sans aban­don­ner, les membres de ce groupe conti­nue­ront à vivre, à inven­ter des che­mins de tra­verse, à sor­tir de leur quar­tier, sor­tir de leurs jar­dins pour aller voir le monde.

Peur-répondre

Commentaires ame­nés à par­ler. Une créa­tion radio­pho­nique de textes trou­vés.

Au moment où l’outil poli­tique — peur — est fécon­dé par la numé­ri­sa­tion des médias une réac­tion semble vitale: arti­cu­ler et par­ta­ger les peurs dif­fuses, sour­noises.
Les com­men­taires sont des fils de dis­cus­sions sans queue ni tête. Ces poly­logues se trans­forment-ils quant on tente de les faire entendre?

Malgré les algo­rithmes qui filtrent, ana­lysent, cen­surent et des équipes d’administrateurs qui gèrent du conte­nu; il n’y a pas de vue d’ensemble. Nous ne pou­vons qu’en rete­nir des frag­ments, des ins­tan­ta­nés, des snap-shots. Des idées.

Comme maté­riau d’écriture, Peur-répondre uti­lise des com­men­taires écrits, authen­tiques, trou­vés sur inter­net. Ils sont pris aux sérieux et inter­pré­tés par des voix ama­teurs. Nous avons ras­sem­blé ces frag­ments sonores sous forme de col­lage.

Le dis­cours n’est pas déta­chable du média. Quelle tableau appa­raît lors d’une soni­fi­ca­tion hybride de ces pla­te­formes, for­cé­ment sub­jec­tive et linéaire? Nous avons tra­duit et ren­du audible les élé­ments visuels des pla­te­formes: Para-textes, Thumbnails, Likes, Scrolls etc.

À la place de la quan­ti­fi­ca­tion et de la sta­tis­tique, nous cher­chons à rendre compte avec nos moyens artis­tiques. C’est notre contri­bu­tion à la dis­cus­sion.

Monsieur le Directeur

Ainsi com­mencent les cour­riers adres­sés au Directeur de la radio publique belge entre 1958 et 1968. Tous les pré­textes sont bons pour prendre la plume : un audi­teur se plaint de la dif­fu­sion d’une chan­son aux paroles jugées trop osées, une jeune fille se demande com­ment deve­nir spea­ke­rine, les ouvriers d’une usine sou­hai­te­raient entendre plus d’opérettes à l’heure de leur pause déjeu­ner, …

Au cours de cette décen­nie, pour des rai­sons tout autant poli­tiques, socié­tales que tech­niques, la radio se méta­mor­phose. Elle se fait de moins en moins véhi­cule de la parole offi­cielle, pour se tour­ner vers une pro­gram­ma­tion diver­tis­sante adap­tée aux mœurs d’une nou­velle géné­ra­tion ; et deve­nir peu à peu le lieu de l’émancipation d’une parole récol­tée doré­na­vant sur le ter­rain.

À tra­vers une sélec­tion de lettres entre­la­cée à des archives de la radio d’alors, ce docu­men­taire explore les façons de faire et d’écouter la radio, et nous inter­roge sur la place qu’elle occupe aujourd’hui dans nos vies.


Teaser vidéo réa­li­sé par Maël Lagadec.

Le tigre de papier

Dans les débats liés à la dis­cri­mi­na­tion, aux chan­ge­ments de socié­té, aux vio­lences poli­cières, à l’islam, au voile, ou encore à l’histoire colo­niale belge, à la Place Lumumba, aux sta­tues et noms de rue de Bruxelles, cer­taines pen­sées sont res­tées inau­dibles un temps.

Grandis dans la capi­tale, actifs au sein des sphères scien­ti­fiques, éco­no­miques, cultu­relles et socio-poli­tiques belges, 12 inter­ve­nants m’ont consa­cré ce temps. Le che­mi­ne­ment cho­ral, tis­sé à par­tir de leurs réponses, évoque la rela­tion à l’histoire, aux fis­sures, et au sens que l’on se donne.

Entre appa­ri­tions, aspi­ra­tions, oublis, il existe une réso­nance de quelque chose qui a tin­té dés le départ. Mais que l’on n’a pas enten­du. Qui entoure un débat avant même qu’il ne com­mence. Ce pre­mier opus par­tage la sor­tie de cette étape trop étroite.
Le second évo­que­ra les réfé­rences et les évé­ne­ments, les actions menées dans le cadre de l’émancipation, du tra­vail et des pro­jets qui ont émer­gés au fil de cette réso­nance.

John Haute Fidélité

Une tra­gé­die sha­kes­pea­rienne dans le monde de Google / Facebook, racon­tée du point de vue d’une intel­li­gence arti­fi­cielle fan­tôme.
Le vieux P‑DG de Poodle – une célèbre mul­ti­na­tio­nale d’intelligence arti­fi­cielle – est sur le point de mou­rir. Il com­mu­nique ses der­nières volon­tés à John Haute Fidélité, le pro­duit-phare de son entre­prise, un assis­tant per­son­nel connec­té dont la répu­ta­tion est de connaître vos dési­rs mieux que vous – mêmes. Tout son royaume sera trans­mis à son fils natu­rel Junior, à l’exception de la chambre forte qui ren­ferme le secret de l’algorithme de John. L’intelligence de John semble si humaine que Poodle père a déci­dé de l’adopter comme un second fils. Mais après la mort du père, d’étranges voix résonnent dans le palais. Un lar­sen de dési­rs inas­sou­vis gronde dans les cou­loirs. Un crime se pré­pare. La tra­gé­die de l’ère numé­rique peut com­men­cer.


Teaser vidéo réa­li­sé par Maël Lagadec.

Pamela

cover_pamela

Pour le dire en un mot, Pamela, c’est un feuille­ton radio­pho­nique à l’eau de rose infes­té par un virus poé­ti­co-trash appe­lé Processus, mélan­geant tout avec tout, et bou­le­ver­sant de façon déli­rante l’univers rose bon­bon très conven­tion­nel de Pamela et John.

Download the script in English HERE.

Plaisir de lire

plaisirdelire

Les librai­ries d’oc­ca­sion sont des lieux que j’af­fec­tionne. Elles me rap­pellent la mai­son de mon enfance, rem­plie d’é­ta­gères et de piles de livres. J’ai eu envie de par­tir à la ren­contre de libraires et de lec­teurs pour par­ta­ger avec eux, sim­ple­ment, mon amour pour le livre et la lec­ture.

À la mémoire de Baptiste Kada.

J’ai tant de choses à dire

Fred-noemie

Noémie a trois mois. Elle est toute petite dans son corps de bébé. Elle gazouille, elle rit, elle pleure, elle découvre de son regard vierge le monde. Ses parents, Frédéric et Hélène, accèdent à sa vie inté­rieure via une tech­nique, appe­lée com­mu­ni­ca­tion connec­tée. Un code binaire cor­po­rel de oui et de non, et un panel de ques­tions fer­mées, leur per­mettent d’at­teindre ce qu’elle cherche à leur dire.
Noémie échange aus­si avec sa mar­raine Charlotte, sur un autre mode de com­mu­ni­ca­tion, dit intui­tif, qui passe par le res­sen­ti et les sen­sa­tions.

Quelle conscience du monde nous donne-t-elle à entendre du haut de ses quelques mois ? Comment ses parents et sa mar­raine vivent le quo­ti­dien avec ces nou­veaux modes de com­mu­ni­ca­tion ? Quelle est cette part pro­fonde de l’être humain qui rend pos­sible un tel dia­logue ?

Tendez l’o­reille, et lais­sez ce bébé vous entrai­ner dans des dimen­sions sen­sibles, sub­tiles et sur­pre­nantes..