Archives de la catégorie : Philosophie et Religion

Météore

Il y a quelqu’un
J’ouvre la porte Et je sais Qu’il y a quelqu’un
Je m’en dou­tais
Déjà Depuis quelques jours
Depuis quelques jours Déjà
Je sen­tais sa pré­sence
.

Météore est le deuxième volet du trip­tyque Baron Samedi, écrit par l’au­teur de théâtre Ludovic Drouet. Ces trois fic­tions radio­pho­niques Meute, Météore, Bunker, réa­li­sées en sté­réo et en binau­ral, ne racontent qu’une seule et même his­toire.

Les com­men­taires enten­dus lors des Phonurgia Awards 2019:
«Avec une grande éco­no­mie de moyens et de sobrié­té dans la réa­li­sa­tion, c’est d’au­tant plus admi­rable d’ar­ri­ver à créer de telles ambiances et un tel jeu dans la double nar­ra­tion. Très beau tra­vail.» Juliette Volcler, cher­cheuse indé­pen­dante, autrice et cri­tique sonore.
«Une pièce d’une grande finesse. Si je dois choi­sir un mot pour défi­nir cette fic­tion ce serait la jus­tesse, autant dans le ton de la voix que dans l’ha­billage sonore.» Léa Minod, réa­li­sa­trice sonore
«Cette pro­duc­tion, et ce n’est pas si fré­quent, crée des sortes d’i­mages arrê­tées, comme celle du feu, grâce à un tra­vail conju­gué du texte et du son. En l’é­cou­tant, je pen­sais à des gra­vures, à des images très fortes. Le temps s’ar­rête un moment. C’est très simple et très brillant.» Marie-Madeleine Mervan-Roux, Directrice de recherche au CNRS sur l’his­toire sonore du théâtre.

Choisir et après

En 2010, un an après la nais­sance de mon deuxième enfant, je me suis fait vasec­to­mi­ser. Comme mon frère avant moi et notre père avant nous, mais sans concer­ta­tion. Une coïn­ci­dence. Et un sujet de conver­sa­tion comme un autre, si bien qu’à défaut de faire des petits, j’ai fait un émule. Dans ses pas, j’ai retrou­vé des ques­tions, j’en ai décou­vert d’autres, autour d’un choix de vie posé un jour en toute bonne foi, mais pas en toute connais­sance de cause.

Courage, fuyons!

Les Marolles, quar­tier popu­laire situé au cœur de Bruxelles.
Dans le dédale des ruelles, sur la place du mar­ché aux puces, dans les cui­sines inté­rieures ou dans
la cha­leur d’un café, je pose la même ques­tion aux habi­tants: «au cours de votre vie, avez-vous fui quelque chose?».
On me raconte des bribes de vie, on me recom­mande à un voi­sin, on se passe le mot. De bouche à oreilles, ma col­lecte d’his­toires brasse les mémoires, remue le pas­sé, s’a­muse des sono­ri­tés, et voi­là que la fuite prend des airs d’é­loge qu’on ne lui connais­sait pas. Une phi­lo­so­phie poli­tique de la vie se fait jour. Un cer­tain art de la fuite.

Version 133

Et si d’autres mondes étaient pos­sibles ? Et si les Cités de la Grèce antique (Athènes, Argos, Thèbes…) avaient colo­ni­sé des conti­nents et étaient deve­nues de véri­tables civi­li­sa­tions modernes ? Et si les super-héros avaient réel­le­ment exis­té ? Et si un « jour­na­liste-prêtre » aux étranges pou­voirs était envoyé par son Dieu dans ce monde pour y mener une enquête ?
Une uchro­nie libre­ment adap­tée de la tra­gé­die d’Euripide Les Héraclides – mais sur­tout une féroce satyre poli­tique et sociale de notre temps.

Autopoïèse

« Elle est com­ment votre dou­leur là ? Sur une échelle de 1 à 10, elle est à com­bien ? ».

Derrière le rideau blanc d’une salle d’opération, se dresse un décor abs­trait, celui d’un voyage qui pren­drait sa source au coeur même d’une bles­sure. C’est ain­si que dans un état semi conscient, je reçois la visite du cen­taure Chiron. II m’indique un pas­sage, un tout petit espace, une synapse, d’où pro­vient un chant bien étrange…

Partant d’un évé­ne­ment vécu et des ren­contres du réel, Autopoïèse pro­pose des chutes et des varia­tions, une des­cente vers la fic­tion, la poé­sie et la mytho­lo­gie.

Retrouver sur Soundcloud, une inter­view de Anne Lepère — le 23/03/19 sur 48FM, lors de la dif­fu­sion de Autopoïèse dans l’é­mis­sion «La porte ouverte à toutes les fenêtres».

On écoute la radio et parfois on l’entend

Quand écou­ter est une ten­ta­tive, entendre est un évè­ne­ment.
Si le son est une forme sub­tile de tou­cher, qu’en est-il de la radio?
On écoute la radio et par­fois on l’en­tend est un exer­cice de style, un petit jeu d’é­coutes gigognes qui essaie de sai­sir ce moment où une ren­contre peut avoir lieu.

Cartophonie, Le Sacrifice de Franck – Symphonie en 6 mouvements d’un Ancien Monde

1 er flux
Cerveau 1 – « Sommes-nous pié­gés dans une boucle musi­cale ? »
Cerveau 2 – « Imaginons les voix des pro­ta­go­nistes se maté­ria­li­ser à par­tir d’un vinyle. »
Cerveau 3 – « Imaginons qu’elles essaient d’en sor­tir et pour cela elles doivent par­cou­rir l’univers maté­riel du vinyle. »

2 ème flux
Cerveau 2 – « Alors com­ment s’imaginer ce monde ? »
Cerveau 3 – « Pourquoi pas une carte ? »
Cerveau 1 – « Une carte sonore afin de situer les pro­ta­go­nistes ! »

Dans un monde qui exerce une main­mise sur la tota­li­té des acti­vi­tés indi­vi­duelles, la radio passe en boucle un seul et même mor­ceau de musique.
L’animateur dépour­vu de pas­sion va indi­rec­te­ment inter­fé­rer dans la lec­ture de ce vinyle.
De ce simple mou­ve­ment, vont prendre forme les per­son­nages du vinyle et petit à petit, mener une sorte de révo­lu­tion contre leur vie mono­tone et répé­ti­tive.

Meute

1ère par­tie du trip­tyque Baron same­di

Un homme vit seul dans une petite mai­son à la cam­pagne. Pendant sa balade quo­ti­dienne, il ren­contre un chien. Ayant deux steaks dans son fri­go, il lui en offre un et mange le second. Le len­de­main, il n’y a pas un chien, mais deux. Heureusement, le super­mar­ché est ouvert. Ils mangent cha­cun leur steak. Le jour d’après, il y en a trois. Et le sui­vant quatre. Et puis cinq. Et six. Aujourd’hui, trente. Il n’y a plus de steak au super­mar­ché. Et les chiens ont faim.

Des chemins de traverse

Il existe en Wallonie comme dans beau­coup d’autres endroits, des per­sonnes à qui l’on a trans­mis des prières secrètes pour soi­gner, sou­la­ger la dou­leur et les maux du quo­ti­dien.
Une pra­tique ances­trale et vivace, qui fonc­tionne sans que l’on ne sache vrai­ment ni com­ment ni pour­quoi. Ici on se le raconte, du presque rien qui compte beau­coup.

Quand la mer se retire


Quand la mer se retire est le por­trait sen­sible, intime et colo­ré d’Aurélie.

À la veille de ses 34 ans, Aurélie apprend qu’elle est gra­ve­ment malade. Un an après l’annonce de cette mala­die, c’est ici que com­mence l’histoire. Une his­toire vivante, une his­toire ani­mée, pleine d’hu­mour et de joie, autour des moyens qui mènent à la rési­lience lorsque le fil vient à lâcher. Un récit sonore sur la catas­trophe, sur la mala­die, sur la vie, sur la mort et sur ce qu’il y a entre.

Depuis l’autre côté du miroir, Aurélie s’est vue, à la fois très proche et à la fois très éloi­gnée d’elle-même, comme si elle regar­dait une autre femme, vivre ce qu’elle tra­ver­sait. À l’aide d’un micro elle se met à dis­tance. Elle tente de faire d’elle même un objet curieux, un objet d’étude. Elle se dédouble alors pour mieux se pro­té­ger et finit par se ren­con­trer. Ensemble avec Pierre, son com­pa­gnon, ils tissent la toile d’un récit colo­ré qui tra­verse le temps, à la recherche de l’existence et d’une véri­té qui leur appar­tient.