Archives de la catégorie : Relations entre communautés

Me, my English and all the languages of my life

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Vivant et tra­vaillant dans le monde entier, Anna Raimondo s’in­ter­roge sur sa rela­tion avec les dif­fé­rentes langues de sa vie: l’i­ta­lien, l’es­pa­gnol, le fran­çais et l’an­glais. Elle décide de suivre un cours de pho­né­tique pour apprendre à par­ler avec un accent bri­tan­nique. Quelque part entre le ridi­cule et le sérieux, l’hé­si­ta­tion et l’en­cou­ra­ge­ment, l’ex­plo­ra­tion de Anna invite les audi­teurs à une dégus­ta­tion hybride de langues.

Merci Madame

Illustration de Dominique Goblet
Illustration de Dominique Goblet

«Madame, je vais vous confier un secret. Je vou­drais bien qu’un jour vous arri­viez à me punir pour une véri­table rai­son, que vous consi­dé­riez que je mérite sin­cè­re­ment de l’être et non par ce que c’est moi qui vous le demande. Je vous implore la pro­chaine fois de me punir véri­ta­ble­ment pour des rai­sons fon­dées et méri­tées, à vous de voir pour­quoi en réflé­chis­sant un peu, vous trou­ve­rez sûre­ment.»

A 39 ans, Michael, infirme moteur céré­bral, attend tou­jours que la vie passe. C’est alors qu’il ren­contre Madame et son mar­ti­net pré­fé­ré. Grâce à cette rela­tion sin­gu­lière, il entre­prend une cure sévère de remise en forme phy­sique et psy­chique, intègre un réseau social et réa­lise quelques pas — pour la pre­mière fois de sa vie — sans aide et sans béquilles. «Merci Madame», pre­mière créa­tion radio­pho­nique de Marie Lisel, nous invite à par­ta­ger ce pro­ces­sus éton­nant de nais­sance à soi.

Lien FB: www.facebook.com/MerciMadameLisel

Jacques Darras, un poète au pays des Belges

darras_cddJacques Darras est un poète fran­çais qui écrit sur la Belgique. Il est amou­reux de cette région du Nord, de ce fleuve euro­péen, l’Escaut, de Schelde, qui tra­verse les fron­tières.

Inspirée libre­ment de son livre « La recon­quête du tom­beau d’Émile Verhaeren »,

une navi­ga­tion se des­sine vers St-Amands, où repose dans son tom­beau le poète emblé­ma­tique, Émile Verhaeren. Auteur fla­mand écri­vant en fran­çais, il est à la fois poète du ter­roir et de l’Europe.

Par la voix de Jacques Darras, tel un pas­seur d’eau, Mélanie Godin et Vincent Matyn-Wallecan ont com­po­sé un essai radio­pho­nique où la poé­sie parle poli­tique.

À tra­vers la parole de poètes des deux côtés de la fron­tière lin­guis­tique se révèle la com­plexi­té de la Belgique, labo­ra­toire d’une Europe tou­jours en construc­tion.

Enfin, c’est aus­si et sur­tout, un poème radio­pho­nique. Une créa­tion lit­té­raire sonore. Un poème tout court.

Cette pièce radio­pho­nique est libre­ment ins­pi­rée du recueil de Jacques Darras, «La recon­quête du tom­beau d’Émile Verhaeren», paru aux édi­tions Le Cri.

Phonobiographie #1

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C’était un jour d’hi­ver, à Madrid. J’ai pris l’express ‹Puerta del Sol› vers Bruxelles. A cette époque, Hendaya était le ter­mi­nus de nos trains. Les rails espa­gnols et fran­çais n’a­vaient pas le même écar­te­ment. Chez nous, les voies étaient plus étroites, petite mesure de défense prise par le gou­ver­ne­ment de Franco. On des­cen­dait du train, la valise dans une main et dans l’autre le pas­se­port bien ser­ré. Au milieu de la nuit, on tra­ver­sait cet espace à ciel ouvert, clô­tu­ré par des fils de métal ; cou­loir étroit et silen­cieux, inquié­tant, ‘tier­ra de nadie’. De l’autre côté, vingt-six ans d’une autre vie m’at­ten­daient et, je crois que je le devine déjà. Ce jour-là, je n’a­vais que vingt-six ans. Avant ce jour-là, il y a eu d’ autres jours, des mil­liers des jours que j’en­tends encore…

«La vie n’est pas ce que l’on a vécu, mais ce dont on se sou­vient et com­ment on s’en sou­vient» — Gabriel Garcia Marquez.

De l’autre côté de la gare

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Il y a tout un quar­tier qui s’efface dou­ce­ment. Les nou­velles tours ont pris le des­sus sur les oiseaux étranges. Entre murs et vitrines, les nonnes et les pros­ti­tuées nous parlent d’espaces sen­sibles et indé­fi­nis­sables, incon­trô­lables et pour­tant loca­li­sables : ces petites rues, à l’arrière de la gare du Nord, qui bordent les rails..

A lire: Le temps d’une passe , un article de Sophie Auby paru dans le maga­zine C4

Ino Vaovao Mada?

(Comment ça va Mada ?)

Un voyage musical à travers les terres malgaches.

En l’agréable et cha­leu­reuse com­pa­gnie des mal­gaches, nous décou­vrons la vie cultu­relle et musi­cale de Madagascar. La parole est don­née aux musi­ciens des villes et vil­lages, pour nous ame­ner à com­prendre com­ment ont per­du­ré les tra­di­tions musi­cales depuis les ori­gines du pays, jusqu’à nos jours. De la beau­té et de la sim­pli­ci­té des ren­contres, émer­ge­ront des bribes du quo­ti­dien mal­gache, un mode de vie unique et authen­tique.

Plus d’i­mages ici

Une com­pi­la­tion des musiques tra­di­tion­nelles col­lec­tées à Madagascar est éga­le­ment dis­po­nible sur sup­port cd. Ce double cd est ne vente pour le coût de 6 euros; n’hé­si­tez pas à le deman­der.

Derrière chez moi

De retour dans son pays d’origine, en Kanaky Nouvelle-Calédonie, l’auteure entre­prend une quête mys­té­rieuse. Où se cache donc le cagou de son enfance ? Un souffle étrange la condui­ra dans un voyage au coeur de cette île mer­veilleuse. Guidée par l’inquiétude de ses habi­tants, elle par­ti­ra à la recherche d’un bois tabou, de l’autre côté de la mon­tagne. Car c’est là-bas, sur cette terre rouge si convoi­tée, que se joue l’avenir de tout un peuple.

Co-pro­duc­tion atha­nor et l’acsr.