Conversation tardive

Mon amie Ania parle du rap­port qu’elle entre­tient à la Pologne, son pays natal. Elle traque les rai­sons pour les­quelles elle y habite aujourd’hui, les dif­fi­cul­tés qu’elle éprouve à y vivre. L’héritage d’Ania, c’est l’activisme de ses parents dans la Pologne com­mu­niste des années 70 et 80. Son père sur­tout est la figure à la fois d’une trans­mis­sion et d’un modèle dif­fi­cile à suivre.

Ewa, Zbigniew et Jan auraient pu être les parents d’Ania. Aux pre­miers rangs de la dis­si­dence de ces années-là, ils racontent leur enga­ge­ment poli­tique tel qu’il se des­si­nait à l’époque : sous le signe de l’opposition au sys­tème.
Entre ces quatre per­son­nages, les idéaux cir­culent comme cir­culent les choses entre les géné­ra­tions.
Ce qui les lie aujourd’hui : le constat amer d’une Pologne en crise poli­tique et sociale. C’est le moment pour Ewa, Zbigniew et Janek de reve­nir sur la soli­da­ri­té révo­lue entre les intel­lec­tuels et les ouvriers. Ania, elle, est peut-être enfin à la hau­teur de son héri­tage fami­lial dans le sen­ti­ment de révolte qu’elle éprouve face à la situa­tion actuelle.

Réalisation: Joanna Grudzinska Mise en Onde: Étienne Noiseau Avec: Anna Blumsztajn, Zbigniew Bujak, Jan Litynski, Ewa Milewicz

Production : milsoixanteproductions (Nicolas Guicheteau)avec le soutien de la Communauté Française de Belgique, Promotion des lettres (Anne Huybrecht), de l’acsr, de la RTBF (Pascale Tison), de la SCAM, de la SABAM.