Archives du mot-clé : Belgique

L’univers danse le Semah

« L’Univers danse le semah » est un témoi­gnage d’exil. Celui d’une mino­ri­té hété­ro­doxe long­temps per­sé­cu­tée par l’Etat turc, les alé­vis, dont les pra­tiques rituelles sont émi­nem­ment basées sur la musique, la danse et la poé­sie. En quête d’une recon­nais­sance au-delà de l’islam, une par­tie de la com­mu­nau­té des alé­vis de Belgique tente aujourd’hui de pré­ser­ver et redé­cou­vrir ces tra­di­tions musi­cales. Ces formes de résis­tances cultu­relles sont une occa­sion d’explorer de nou­veaux ter­ri­toires poli­tiques et sonores où se réin­vente une parole long­temps bri­mée.

Le demi grand coeur de Michel Berger

Un grand coup de foudre à la base du crâne, des biches dans une forêt, le son du vent dans les tuyaux, Jeanne d’Arc sur le bûcher, les patates comme des Dieux, les pin­gouins enfin libres, Ilsa la louve des S.S., une baleine avec son balei­neau, Jurassic Parc et sur­tout la musique, encore la musique…
Le demi grand coeur de Michel Berger, un por­trait mys­tique, musi­cal et sen­sible.

Rencontre-Écoute publique: Monsieur le Directeur

Dimanche 21 jan­vier 2018 à 17h

Au CENTRE CULTUREL JACQUES FRANCK
Chaussée De Waterloo 94, 1060 Bruxelles
Entrée libre, séance en pré­sence de la réa­li­sa­trice CORINNE DUBIEN

Monsieur de Directeur
Un docu­men­taire de Corinne Dubien ( 2017 — 56min30)

Entre 1958 et 1968, les réac­tions sou­vent pas­sion­nées et pas­sion­nantes des audi­teurs de l’INR (ancêtre de la RTB). À tra­vers une sélec­tion de lettres entre­la­cée à des archives de la radio d’alors, ce docu­men­taire explore les façons de faire et d’écouter la radio, et nous inter­roge sur la place qu’elle occupe aujourd’hui dans nos vies.

Une copro­duc­tion Toposonie et la RTBF, avec le sou­tien de l’ACSR et du FACR de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

https://www.facebook.com/events/339374653196244/

Avec le vent

Tout d’abord, il y a le souffle, celui qui ras­sure…
Ensuite arrive le son, celui qui raconte…
Virginia, Aram et Vardan soufflent leurs émo­tions et de ce souffle nous par­viennent leurs his­toires. L’histoire de l’exil, des sou­ve­nirs d’Arménie, un jour où le vent s’est levé et où il a fal­lu tout quit­ter.

Monsieur le Directeur

Ainsi com­mencent les cour­riers adres­sés au Directeur de la radio publique belge entre 1958 et 1968. Tous les pré­textes sont bons pour prendre la plume : un audi­teur se plaint de la dif­fu­sion d’une chan­son aux paroles jugées trop osées, une jeune fille se demande com­ment deve­nir spea­ke­rine, les ouvriers d’une usine sou­hai­te­raient entendre plus d’opérettes à l’heure de leur pause déjeu­ner, …

Au cours de cette décen­nie, pour des rai­sons tout autant poli­tiques, socié­tales que tech­niques, la radio se méta­mor­phose. Elle se fait de moins en moins véhi­cule de la parole offi­cielle, pour se tour­ner vers une pro­gram­ma­tion diver­tis­sante adap­tée aux mœurs d’une nou­velle géné­ra­tion ; et deve­nir peu à peu le lieu de l’émancipation d’une parole récol­tée doré­na­vant sur le ter­rain.

À tra­vers une sélec­tion de lettres entre­la­cée à des archives de la radio d’alors, ce docu­men­taire explore les façons de faire et d’écouter la radio, et nous inter­roge sur la place qu’elle occupe aujourd’hui dans nos vies.

Le tigre de papier

Dans les débats liés à la dis­cri­mi­na­tion, aux chan­ge­ments de socié­té, aux vio­lences poli­cières, à l’islam, au voile, ou encore à l’histoire colo­niale belge, à la Place Lumumba, aux sta­tues et noms de rue de Bruxelles, cer­taines pen­sées sont res­tées inau­dibles un temps.

Grandis dans la capi­tale, actifs au sein des sphères scien­ti­fiques, éco­no­miques, cultu­relles et socio-poli­tiques belges, 12 inter­ve­nants m’ont consa­cré ce temps. Le che­mi­ne­ment cho­ral, tis­sé à par­tir de leurs réponses, évoque la rela­tion à l’histoire, aux fis­sures, et au sens que l’on se donne.

Entre appa­ri­tions, aspi­ra­tions, oublis, il existe une réso­nance de quelque chose qui a tin­té dés le départ. Mais que l’on n’a pas enten­du. Qui entoure un débat avant même qu’il ne com­mence. Ce pre­mier opus par­tage la sor­tie de cette étape trop étroite.
Le second évo­que­ra les réfé­rences et les évé­ne­ments, les actions menées dans le cadre de l’émancipation, du tra­vail et des pro­jets qui ont émer­gés au fil de cette réso­nance.

Terre, clopes et caféine

Portrait d’un métier de la mort. Celui d’un fos­soyeur. Celui de Patrick. A tra­vers son expé­rience, s’improvise une balade à la décou­verte des allées silen­cieuses du lieu emblé­ma­tique que repré­sente le cime­tière d’Ixelles. Patrick évoque les corps qui reposent sous la terre, se sou­vient de ceux qui n’y sont plus. En s’enfonçant davan­tage dans les allées, entre tombes fraî­che­ment creu­sées et fleurs fanées, la per­son­na­li­té du jeune fos­soyeur se dévoile.

What’s up dock ? À la rencontre des dockers du port d’Anvers

En 2014 deux bruxel­loises découvrent les dockers belges lors d’une fin de mani­fes­ta­tion tumul­tueuse dans la capi­tale. Impressionnées et intri­guées par leur déter­mi­na­tion, elles décident de par­tir à leur ren­contre dans les contrées du port d’Anvers. Au long de leur voyage dans l’univers du port, elles recueillent les voix de jeunes et de vieux dockers qui évoquent leurs luttes pas­sées et pré­sentes. Leurs récits de joie, de puis­sance col­lec­tive, mais aus­si de soli­tude ou de ten­ta­tives ratées racontent la trans­for­ma­tion des pos­si­bi­li­tés de luttes et des soli­da­ri­tés dans un monde en muta­tion.

Gnawas, jour et nuit

Illustration: Margaux Nessi

Dans un ter­ri­toire bruxel­lois fer­tile à la créa­tion, à la dif­fu­sion cultu­relle et dans le contexte actuel trou­blé, une par­tie de la com­mu­nau­té maro­caine de Belgique per­pé­tue une branche cap­ti­vante de son héri­tage, la musique gna­wa, une musique spi­ri­tuelle, de transe, intro­duite dans le monde arabe par les esclaves noirs.
Aujourd’hui, ses membres résistent à leur manière en trans­met­tant loca­le­ment l’esthétique envoû­tante d’une musique por­tée par les chants et les sono­ri­tés cap­ti­vantes des ins­tru­ments qui lui sont propres (le guem­bri, le tbel et les qrâ­qeb).

Qualia

Cinq femmes artistes pro­ve­nant de dif­fé­rentes cultures mettent en paroles une expé­rience phy­sique forte, mar­quante à vie. L’une d’entre elles ne dit pas la véri­té. Du lan­gage cor­po­rel et du lan­gage par­lé. De la richesse du bilin­guisme. De la com­plexi­té des tra­duc­tions. De l’usage du sens, du son et des sens.
Qualia ques­tionne l’utilisation du son dans le sto­ry­tel­ling, sa capa­ci­té à tou­cher le sub­cons­cient, sa puis­sance à pro­vo­quer des réac­tions phy­siques et des images men­tales. Vous voyez ce que je veux dire?