Archives du mot-clé : Belgique

Rencontre-Écoute publique: Monsieur le Directeur

Dimanche 21 janvier 2018 à 17h

Au CENTRE CULTUREL JACQUES FRANCK
Chaussée De Waterloo 94, 1060 Bruxelles
Entrée libre, séance en présence de la réalisatrice CORINNE DUBIEN

Monsieur de Directeur
Un documentaire de Corinne Dubien ( 2017 – 56min30)

Entre 1958 et 1968, les réactions souvent passionnées et passionnantes des auditeurs de l’INR (ancêtre de la RTB). À travers une sélection de lettres entrelacée à des archives de la radio d’alors, ce documentaire explore les façons de faire et d’écouter la radio, et nous interroge sur la place qu’elle occupe aujourd’hui dans nos vies.

Une coproduction Toposonie et la RTBF, avec le soutien de l’ACSR et du FACR de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

https://www.facebook.com/events/339374653196244/

Avec le vent

Tout d’abord, il y a le souffle, celui qui rassure…
Ensuite arrive le son, celui qui raconte…
Virginia, Aram et Vardan soufflent leurs émotions et de ce souffle nous parviennent leurs histoires. L’histoire de l’exil, des souvenirs d’Arménie, un jour où le vent s’est levé et où il a fallu tout quitter.

Monsieur le Directeur

Ainsi commencent les courriers adressés au Directeur de la radio publique belge entre 1958 et 1968. Tous les prétextes sont bons pour prendre la plume : un auditeur se plaint de la diffusion d’une chanson aux paroles jugées trop osées, une jeune fille se demande comment devenir speakerine, les ouvriers d’une usine souhaiteraient entendre plus d’opérettes à l’heure de leur pause déjeuner, …

Au cours de cette décennie, pour des raisons tout autant politiques, sociétales que techniques, la radio se métamorphose. Elle se fait de moins en moins véhicule de la parole officielle, pour se tourner vers une programmation divertissante adaptée aux mœurs d’une nouvelle génération ; et devenir peu à peu le lieu de l’émancipation d’une parole récoltée dorénavant sur le terrain.

À travers une sélection de lettres entrelacée à des archives de la radio d’alors, ce documentaire explore les façons de faire et d’écouter la radio, et nous interroge sur la place qu’elle occupe aujourd’hui dans nos vies.

Le tigre de papier

Dans les débats liés à la discrimination, aux changements de société, aux violences policières, à l’islam, au voile, ou encore à l’histoire coloniale belge, à la Place Lumumba, aux statues et noms de rue de Bruxelles, certaines pensées sont restées inaudibles un temps.

Grandis dans la capitale, actifs au sein des sphères scientifiques, économiques, culturelles et socio-politiques belges, 12 intervenants m’ont consacré ce temps. Le cheminement choral, tissé à partir de leurs réponses, évoque la relation à l’histoire, aux fissures, et au sens que l’on se donne.

Entre apparitions, aspirations, oublis, il existe une résonance de quelque chose qui a tinté dés le départ. Mais que l’on n’a pas entendu. Qui entoure un débat avant même qu’il ne commence. Ce premier opus partage la sortie de cette étape trop étroite.
Le second évoquera les références et les événements, les actions menées dans le cadre de l’émancipation, du travail et des projets qui ont émergés au fil de cette résonance.

Terre, clopes et caféine

Portrait d’un métier de la mort. Celui d’un fossoyeur. Celui de Patrick. A travers son expérience, s’improvise une balade à la découverte des allées silencieuses du lieu emblématique que représente le cimetière d’Ixelles. Patrick évoque les corps qui reposent sous la terre, se souvient de ceux qui n’y sont plus. En s’enfonçant davantage dans les allées, entre tombes fraîchement creusées et fleurs fanées, la personnalité du jeune fossoyeur se dévoile.

What’s up dock ? À la rencontre des dockers du port d’Anvers

En 2014 deux bruxelloises découvrent les dockers belges lors d’une fin de manifestation tumultueuse dans la capitale. Impressionnées et intriguées par leur détermination, elles décident de partir à leur rencontre dans les contrées du port d’Anvers.  Au long de leur voyage dans l’univers du port, elles recueillent les voix de jeunes et de vieux dockers qui évoquent leurs luttes passées et présentes. Leurs récits de joie, de puissance collective, mais aussi de solitude ou de tentatives ratées racontent la transformation des possibilités de luttes et des solidarités dans un monde en mutation.

Gnawas, jour et nuit

Illustration: Margaux Nessi

Dans un territoire bruxellois fertile à la création, à la diffusion culturelle et dans le contexte actuel troublé, une partie de la communauté marocaine de Belgique perpétue une branche captivante de son héritage, la musique gnawa, une musique spirituelle, de transe, introduite dans le monde arabe par les esclaves noirs.
Aujourd’hui, ses membres résistent à leur manière en transmettant localement l’esthétique envoûtante d’une musique portée par les chants et les sonorités captivantes des instruments qui lui sont propres (le guembri, le tbel et les qrâqeb).

Qualia

Cinq femmes artistes provenant de différentes cultures mettent en paroles une expérience physique forte, marquante à vie. L’une d’entre elles ne dit pas la vérité. Du langage corporel et du langage parlé. De la richesse du bilinguisme. De la complexité des traductions. De l’usage du sens, du son et des sens.
Qualia questionne l’utilisation du son dans le storytelling, sa capacité à toucher le subconscient, sa puissance à provoquer des réactions physiques et des images mentales. Vous voyez ce que je veux dire?

Femmes de Gilles

pochette_femme_de_gilles

A Binche, les femmes ne peuvent pas être Gilles. Pourtant, on dit qu’un homme n’est rien sans sa femme. Dans les cou­lisses du Carnaval, quatre femmes d’une même famille, quatre géné­ra­tions dif­fé­rentes, racontent leur façon de vivre cet évé­ne­ment unique dans le folk­lore belge, depuis les pré­pa­ra­tifs jusqu’au grand ras­sem­ble­ment. Autrefois, si la place des femmes au sein du Carnaval était une repro­duc­tion du rôle social de la femme dans la société, aujourd’hui, il semble qu’on assiste davan­tage à un jeu de rôles accepté tant par les hommes que par les femmes. Il s’agit plus de re-vivre à l’infini les sou­ve­nirs du temps passé d’une manière col­lec­tive, et de conso­li­der les liens sociaux et fami­liaux des habi­tants à l’intérieur de la cité fortifiée.

Article paru dans Syntone: http://syntone.fr/au-carnaval-de-binche-des-femmes-face-aux-masques/

Derrière les yeux

illustrationpanik2015

J’ai toujours connu ma grand-mère, Eugénie, comme quelqu’un d’authentique, une conteuse, une bonne vivante, animée d’un esprit positif.  Lors de nos rencontres, nous échangeons sur sa vie et plus particulièrement sur la vie rurale dans les Ardennes. Elle me raconte sur le ton de l’humour comment à l’âge de 38 ans elle a perdu progressivement la vue. N’étant pas née à cette époque, j’avais envie d’en savoir davantage. Je découvre ainsi comment elle a fait face à cette perte. Et je me rends compte à quel point son quotidien est organisé en fonction de sa cécité: compter les marches, se repérer à la lumière…

Des cd’s sérigraphiés en édition limitée et au prix de 6euros peuvent être commandés à atelier[at]acsr.be.