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On écoute la radio et parfois on l’entend

Quand écou­ter est une ten­ta­tive, entendre est un évè­ne­ment.
Si le son est une forme sub­tile de tou­cher, qu’en est-il de la radio?
On écoute la radio et par­fois on l’entend est un exer­cice de style, un petit jeu d’écoutes gigognes qui essaie de sai­sir ce moment où une ren­contre peut avoir lieu.

Amikejo

Il existe en Belgique tout au bord de la fron­tière un petit coin où l’on parle alle­mand, où les forêts sont pro­fondes, et où, dans la petite ville de St Vith, 9 661 habi­tants, un groupe d’humains, une bande de théâtre, se lève régu­liè­re­ment pour dire, en alle­mand : Das ist’s was wir sagen wol­len !*
Pour la plus grande joie des spec­ta­teurs, et par­fois, aus­si, pour leur colère bien trem­pée…
Amikejo c’est le por­trait de ces fous de théâtre et de leur région si par­ti­cu­lière.
C’est aus­si, en fili­granes, une invi­ta­tion à réflé­chir sur les uto­pies col­lec­tives et l’utopie euro­péenne du vivre ensemble, qui semblent aujourd’hui bien mises à mal, et où le retour des fron­tières et les ques­tions iden­ti­taires n’annoncent rien qui vaille…

* Voilà ce que nous vou­lons vous dire!

Des chemins de traverse

Dessin: Denys Chomel

Il existe en Wallonie comme dans beau­coup d’autres endroits, des per­sonnes à qui l’on a trans­mis des prières secrètes pour soi­gner, sou­la­ger la dou­leur et les maux du quo­ti­dien.
Une pra­tique ances­trale et vivace, qui fonc­tionne sans que l’on ne sache vrai­ment ni com­ment ni pour­quoi. Ici on se le raconte, du presque rien qui compte beau­coup.

Quand la mer se retire

Crédit: Margot Videcoq

Quand la mer se retire est le por­trait sen­sible, intime et colo­ré d’Aurélie.

À la veille de ses 34 ans, Aurélie apprend qu’elle est gra­ve­ment malade. Un an après l’annonce de cette mala­die, c’est ici que com­mence l’histoire. Une his­toire vivante, une his­toire ani­mée, pleine d’humour et de joie, autour des moyens qui mènent à la rési­lience lorsque le fil vient à lâcher. Un récit sonore sur la catas­trophe, sur la mala­die, sur la vie, sur la mort et sur ce qu’il y a entre.

Depuis l’autre côté du miroir, Aurélie s’est vue, à la fois très proche et à la fois très éloi­gnée d’elle-même, comme si elle regar­dait une autre femme, vivre ce qu’elle tra­ver­sait. À l’aide d’un micro elle se met à dis­tance. Elle tente de faire d’elle même un objet curieux, un objet d’étude. Elle se dédouble alors pour mieux se pro­té­ger et finit par se ren­con­trer. Ensemble avec Pierre, son com­pa­gnon, ils tissent la toile d’un récit colo­ré qui tra­verse le temps, à la recherche de l’existence et d’une véri­té qui leur appar­tient.

L’univers danse le Semah

Diffusion sur Radio Panik 105.4 FM le 9/02/2018 à 12h et sur Radio Campus 92.1 FM le 12/02/2018 à 16h (et redif­fu­sé le jeu­di 16/02 à minuit)

Un docu­men­taire de Anaïs Carton | 2018 | 47min

« L’Univers danse le semah » est un témoi­gnage d’exil. Celui d’une mino­ri­té hété­ro­doxe long­temps per­sé­cu­tée par l’Etat turc, les alé­vis, dont les pra­tiques rituelles sont émi­nem­ment basées sur la musique, la danse et la poé­sie. En quête d’une recon­nais­sance au-delà de l’islam, une par­tie de la com­mu­nau­té des alé­vis de Belgique tente aujourd’hui de pré­ser­ver et redé­cou­vrir ces tra­di­tions musi­cales. Ces formes de résis­tances cultu­relles sont une occa­sion d’explorer de nou­veaux ter­ri­toires poli­tiques et sonores où se réin­vente une parole long­temps bri­mée.

Une pro­duc­tion du Centre bruxel­lois d’action inter­cul­tu­relle avec le sou­tien du FACR de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de l’acsr

L’univers danse le Semah

« L’Univers danse le semah » est un témoi­gnage d’exil. Celui d’une mino­ri­té hété­ro­doxe long­temps per­sé­cu­tée par l’Etat turc, les alé­vis, dont les pra­tiques rituelles sont émi­nem­ment basées sur la musique, la danse et la poé­sie. En quête d’une recon­nais­sance au-delà de l’islam, une par­tie de la com­mu­nau­té des alé­vis de Belgique tente aujourd’hui de pré­ser­ver et redé­cou­vrir ces tra­di­tions musi­cales. Ces formes de résis­tances cultu­relles sont une occa­sion d’explorer de nou­veaux ter­ri­toires poli­tiques et sonores où se réin­vente une parole long­temps bri­mée.

Le demi grand coeur de Michel Berger

Un grand coup de foudre à la base du crâne, des biches dans une forêt, le son du vent dans les tuyaux, Jeanne d’Arc sur le bûcher, les patates comme des Dieux, les pin­gouins enfin libres, Ilsa la louve des S.S., une baleine avec son balei­neau, Jurassic Parc et sur­tout la musique, encore la musique…
Le demi grand coeur de Michel Berger, un por­trait mys­tique, musi­cal et sen­sible.

Avec le vent

Tout d’abord, il y a le souffle, celui qui ras­sure…
Ensuite arrive le son, celui qui raconte…
Virginia, Aram et Vardan soufflent leurs émo­tions et de ce souffle nous par­viennent leurs his­toires. L’histoire de l’exil, des sou­ve­nirs d’Arménie, un jour où le vent s’est levé et où il a fal­lu tout quit­ter.

Coupe Cup keeper [kezaco] ?

« J’ai décou­vert la coupe en 2010 et ça a chan­gé ma vie lit­té­ra­le­ment (…) j’ai les muqueuses exces­si­ve­ment fra­giles, et les tam­pons avaient ten­dance à me don­ner une démarche de John Wayne pen­dant une semaine après.(…) mes muqueuses remer­cient la coupe ! (Mlle Catherine rit) » Qu’est-ce que la «coupe mens­truelle», cet objet inso­lite et génial inven­té dès les années 1930 aux États-Unis et qui prend peu à peu sa place dans le monde des femmes euro­péennes ? 
Voici son his­toire, les récits de celles qui l’ont expé­ri­men­té, celles qui veulent lui don­ner sa place dans notre socié­té.
Confidentiel et cepen­dant révo­lu­tion­naire, j’ai eu envie de par­ta­ger la connais­sance de cet objet, et aller à la recherche de ce tout ce qui se cache der­rière cet objet, au pre­mier regard, incon­gru.

Monsieur le Directeur

Ainsi com­mencent les cour­riers adres­sés au Directeur de la radio publique belge entre 1958 et 1968. Tous les pré­textes sont bons pour prendre la plume : un audi­teur se plaint de la dif­fu­sion d’une chan­son aux paroles jugées trop osées, une jeune fille se demande com­ment deve­nir spea­ke­rine, les ouvriers d’une usine sou­hai­te­raient entendre plus d’opérettes à l’heure de leur pause déjeu­ner, …

Au cours de cette décen­nie, pour des rai­sons tout autant poli­tiques, socié­tales que tech­niques, la radio se méta­mor­phose. Elle se fait de moins en moins véhi­cule de la parole offi­cielle, pour se tour­ner vers une pro­gram­ma­tion diver­tis­sante adap­tée aux mœurs d’une nou­velle géné­ra­tion ; et deve­nir peu à peu le lieu de l’émancipation d’une parole récol­tée doré­na­vant sur le ter­rain.

À tra­vers une sélec­tion de lettres entre­la­cée à des archives de la radio d’alors, ce docu­men­taire explore les façons de faire et d’écouter la radio, et nous inter­roge sur la place qu’elle occupe aujourd’hui dans nos vies.