Archives du mot-clé : Enfance

Rascasse le vieux marin

La vie a chan­gé dans le petit port de pêche depuis que Rascasse a décou­vert une étrange bou­teille en plas­tique sur la plage. Il décide de s’en sépa­rer en pre­nant le large mais la mer le sur­prend et lui donne une mission…Ensemble, ils embarquent pour un monde oni­rique empreint de conscience éco­lo­gique.

Le souffle de l’arpenteur

Partir à la recherche du souffle juste… Juste pour un joueur de naï, juste pour un alpi­niste, juste pour un urgen­tiste, juste pour une artiste. Les his­toires et les vies se croisent. Et elles croisent la mort. Le voyage prend alors l’allure d’une quête, et lorsque les mots manquent, les sons prennent le relai… C’est alors que l’oreille crée le pay­sage. Le coeur est plus proche…
Et dans les espaces qui s’ouvrent à nous sen­tir que l’on res­pire et que, quoi que l’on fasse, la vie y est un élan.

Qualia

Cinq femmes artistes pro­ve­nant de dif­fé­rentes cultures mettent en paroles une expé­rience phy­sique forte, mar­quante à vie. L’une d’entre elles ne dit pas la véri­té. Du lan­gage cor­po­rel et du lan­gage par­lé. De la richesse du bilin­guisme. De la com­plexi­té des tra­duc­tions. De l’usage du sens, du son et des sens.
Qualia ques­tionne l’utilisation du son dans le sto­ry­tel­ling, sa capa­ci­té à tou­cher le sub­cons­cient, sa puis­sance à pro­vo­quer des réac­tions phy­siques et des images men­tales. Vous voyez ce que je veux dire?

J’ai tant de choses à dire

Fred-noemie

Noémie a trois mois. Elle est toute petite dans son corps de bébé. Elle gazouille, elle rit, elle pleure, elle découvre de son regard vierge le monde. Ses parents, Frédéric et Hélène, accèdent à sa vie inté­rieure via une tech­nique, appe­lée com­mu­ni­ca­tion connec­tée. Un code binaire cor­po­rel de oui et de non, et un panel de ques­tions fer­mées, leur per­mettent d’atteindre ce qu’elle cherche à leur dire.
Noémie échange aus­si avec sa mar­raine Charlotte, sur un autre mode de com­mu­ni­ca­tion, dit intui­tif, qui passe par le res­sen­ti et les sen­sa­tions.

Quelle conscience du monde nous donne-t-elle à entendre du haut de ses quelques mois ? Comment ses parents et sa mar­raine vivent le quo­ti­dien avec ces nou­veaux modes de com­mu­ni­ca­tion ? Quelle est cette part pro­fonde de l’être humain qui rend pos­sible un tel dia­logue ?

Tendez l’oreille, et lais­sez ce bébé vous entrai­ner dans des dimen­sions sen­sibles, sub­tiles et sur­pre­nantes..

Aux douches

Aux douches carre

«Bruxelles, pis­cine des Marolles. À l’écart des plon­geoirs, des bas­sins et de l’odeur du chlore, au bout d’un long cou­loir, se trouve un espace mécon­nu, celui des bains-douches. Dans l’intimité d’une cabine métal­lique, les 20 minutes d’eau chaude sont pré­cieuses. Sous le tumulte de l’eau, le temps s’étire, le monde se dis­sout. La parole se libère. L’eau agit comme un révé­la­teur, fait remon­ter à la sur­face des sou­ve­nirs anciens. Il y a l’intérieur et le dehors. Avant et après. Les éclats de voix de Viviane, Alfred, Eric, Leo et Marc animent ce lieu, le font résonner.»201

Merci Madame

Illustration de Dominique Goblet
Illustration de Dominique Goblet

«Madame, je vais vous confier un secret. Je vou­drais bien qu’un jour vous arri­viez à me punir pour une véri­table rai­son, que vous consi­dé­riez que je mérite sin­cè­re­ment de l’être et non par ce que c’est moi qui vous le demande. Je vous implore la pro­chaine fois de me punir véri­ta­ble­ment pour des rai­sons fon­dées et méri­tées, à vous de voir pour­quoi en réflé­chis­sant un peu, vous trou­ve­rez sûre­ment.»

A 39 ans, Michael, infirme moteur céré­bral, attend tou­jours que la vie passe. C’est alors qu’il ren­contre Madame et son mar­ti­net pré­fé­ré. Grâce à cette rela­tion sin­gu­lière, il entre­prend une cure sévère de remise en forme phy­sique et psy­chique, intègre un réseau social et réa­lise quelques pas — pour la pre­mière fois de sa vie — sans aide et sans béquilles. «Merci Madame», pre­mière créa­tion radio­pho­nique de Marie Lisel, nous invite à par­ta­ger ce pro­ces­sus éton­nant de nais­sance à soi.

Lien FB: www.facebook.com/MerciMadameLisel

L’heure bleue

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« Ça com­mence comme ça… »

Comment ça com­mence, au fond ? Et est-ce que ça finit ?

Viola Vertigo, Tiziana et Philippe peinent à dor­mir ou s’endormir. Ils se livrent pudi­que­ment, tout en sla­lo­mant entre idées pré­con­çues et hypo­thé­tiques solu­tions hasar­deuses, tra­çant et retra­çant leur vécu noc­turne.

Que se passe-t-il quand le som­meil ne vient pas, alors que les ombres de l’insomnie se des­sinent sur nos murs et que la nuit n’en finit plus de silence ?

L’Heure Bleue est un docu­men­taire qui n’apporte aucune réponse ou expli­ca­tion à l’insomnie. Tout en sui­vant les dérives sen­sibles et déli­cates de la parole, il tente cepen­dant d’entrer dans un uni­vers intime, aus­si riche que varié. Sans pré­ten­tion et sans autre forme de trans­mis­sion que celle du témoi­gnage.

Lire l’interview de la réa­li­sa­trice par Bela: http://blog.bela.be/?p=2139

Le prix de l’exil

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Rabia vient du Maroc, de Oujda, une ville à l’économie lami­née et où les regards ne se tournent plus que vers « El Kharij », l’extérieur, comme disent cer­tains pour dési­gner l’Europe. Rêvant de chan­ger sa des­ti­née et celle de sa famille, Rabia a déci­dé de rejoindre cette Belgique incon­nue, fan­tas­mée et riche en pro­messes de len­de­mains meilleurs. Elle ne connaît pas encore le prix de l’exil…

« Nous sommes tous appe­lés à par­tir de chez nous, nous enten­dons tous l’appel du large (…), le besoin de quit­ter la terre natale, parce que sou­vent elle n’est pas assez riche, assez aimante, assez géné­reuse pour nous gar­der auprès d’elle. »

Tahar Ben Jelloun