Archives du mot-clé : Famille

J’ai tant de choses à dire

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Noémie a trois mois. Elle est toute petite dans son corps de bébé. Elle gazouille, elle rit, elle pleure, elle découvre de son regard vierge le monde. Ses parents, Frédéric et Hélène, accèdent à sa vie inté­rieure via une tech­nique, appe­lée com­mu­ni­ca­tion connec­tée. Un code binaire cor­po­rel de oui et de non, et un panel de ques­tions fer­mées, leur per­mettent d’at­teindre ce qu’elle cherche à leur dire.
Noémie échange aus­si avec sa mar­raine Charlotte, sur un autre mode de com­mu­ni­ca­tion, dit intui­tif, qui passe par le res­sen­ti et les sensations.

Quelle conscience du monde nous donne-t-elle à entendre du haut de ses quelques mois ? Comment ses parents et sa mar­raine vivent le quo­ti­dien avec ces nou­veaux modes de com­mu­ni­ca­tion ? Quelle est cette part pro­fonde de l’être humain qui rend pos­sible un tel dialogue ?

Tendez l’o­reille, et lais­sez ce bébé vous entrai­ner dans des dimen­sions sen­sibles, sub­tiles et surprenantes..

Léon et Antoinette

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Nés au tour­nant du siècle der­nier dans un vil­lage du Condroz, Léon et Antoinette se sont mariés en 1925 et ont fon­dé une grande famille. Largement sexa­gé­naires aujourd’hui, leurs enfants replongent dans le pas­sé, esquis­sant un por­trait sen­sible qui, au-delà des anec­dotes, est aus­si celui d’un monde — avec son orga­ni­sa­tion sociale, son mode de vie, sa men­ta­lité, ses codes et tabous… Tissé d’éclats de mémoire, de confi­dences éparses et de silences ver­ti­gi­neux, ce témoi­gnage poly­pho­nique est une plon­gée dans l’intime, qui fait revivre une époque révo­lue et inter­roge les traces qu’elle a laissées.

Phonobiographie #1

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C’était un jour d’hi­ver, à Madrid. J’ai pris l’express ‹Puerta del Sol› vers Bruxelles. A cette époque, Hendaya était le ter­mi­nus de nos trains. Les rails espa­gnols et fran­çais n’a­vaient pas le même écar­te­ment. Chez nous, les voies étaient plus étroites, petite mesure de défense prise par le gou­ver­ne­ment de Franco. On des­cen­dait du train, la valise dans une main et dans l’autre le pas­se­port bien ser­ré. Au milieu de la nuit, on tra­ver­sait cet espace à ciel ouvert, clô­tu­ré par des fils de métal ; cou­loir étroit et silen­cieux, inquié­tant, ‘tier­ra de nadie’. De l’autre côté, vingt-six ans d’une autre vie m’at­ten­daient et, je crois que je le devine déjà. Ce jour-là, je n’a­vais que vingt-six ans. Avant ce jour-là, il y a eu d’ autres jours, des mil­liers des jours que j’en­tends encore…

«La vie n’est pas ce que l’on a vécu, mais ce dont on se sou­vient et com­ment on s’en sou­vient» — Gabriel Garcia Marquez.

VOIX#AGES

A tra­vers la ville, dans la mai­son de repos, avec nos corps… a la décou­verte des sons qui nous entourent, l’éveil des émo­tions… le feu, l’a­mour, la gare, le bruit du rouge… le mys­tère et l’inconnu, les peurs, le noir de la guerre… les sou­ve­nirs qui s’écoulent et se ren­contrent là ou la Meuse et la Sambre partent ensemble…On connaît cette chan­son… le soleil, la lumière et le réver­bère… on s’éclaire, on marche, on chante, on voyage ensemble…

Le prix de l’exil

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Rabia vient du Maroc, de Oujda, une ville à l’économie lami­née et où les regards ne se tournent plus que vers « El Kharij », l’extérieur, comme disent cer­tains pour dési­gner l’Europe. Rêvant de chan­ger sa des­ti­née et celle de sa famille, Rabia a déci­dé de rejoindre cette Belgique incon­nue, fan­tas­mée et riche en pro­messes de len­de­mains meilleurs. Elle ne connaît pas encore le prix de l’exil…

« Nous sommes tous appe­lés à par­tir de chez nous, nous enten­dons tous l’appel du large (…), le besoin de quit­ter la terre natale, parce que sou­vent elle n’est pas assez riche, assez aimante, assez géné­reuse pour nous gar­der auprès d’elle. »

Tahar Ben Jelloun

Derrière chez moi

De retour dans son pays d’origine, en Kanaky Nouvelle-Calédonie, l’auteure entre­prend une quête mys­té­rieuse. Où se cache donc le cagou de son enfance ? Un souffle étrange la condui­ra dans un voyage au coeur de cette île mer­veilleuse. Guidée par l’inquiétude de ses habi­tants, elle par­ti­ra à la recherche d’un bois tabou, de l’autre côté de la mon­tagne. Car c’est là-bas, sur cette terre rouge si convoi­tée, que se joue l’avenir de tout un peuple.

Co-pro­duc­tion atha­nor et l’acsr.

Anton et Quentin

Anton et Quentin, deux frères. Quentin n’a pas accès au lan­gage et a été pla­cé dans un centre par ses parents. Anton ne peut pas se rési­gner à l’enfermement de son frère autiste, il a mit en place un mode de com­mu­ni­ca­tion où il démontre que son frère Quentin est un être à part entière, un sujet qui désire vrai­ment même si son accès au lan­gage est extrê­me­ment res­treint. Mais les idées et les entre­prises d’Anton ne sont pas aux goûts de tout le monde…