Archives du mot-clé : Femme

Les mots de ma mère

Aujourd’hui, ma mère a ten­té de payer le bura­liste du vil­lage avec des billets de Monopoly, elle pen­sait qu’il ne ferait pas la dif­fé­rence. Elle est atteinte d’une mala­die neu­ro­dé­gé­né­ra­tive appe­lée Démence Sémantique : une pomme, une chaise, une fleur sont des mots qu’elle ne connaît plus. Ma mère n’aura jamais conscience de sa mala­die. Elle trouve qu’elle va très bien.

En écoute sur Tënk, la pla­te­forme du ciné­ma docu­men­taire, du 12/10 au 12/12/2018.

article dans Télérama: http://www.acsr.be/wp-content/uploads/LMM_telerama.pdf
article dans Bela: http://blog.bela.be/elle-a-fait-un-bebe-radio-du-cinema-toute-seule-ou-presque/
article dans Syntone : http://syntone.fr/les-mots-de-ma-mere-chro­nique-dune-dis­pa­ri­tion-enre­gis­tree/
article dans En Marche : https://www.enmarche.be/cultu­re/­me­dias/­crea­tion-radio­pho­nique-les-mots-de-ma-mere.htm

Pamela

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Pour le dire en un mot, Pamela, c’est un feuille­ton radio­pho­nique à l’eau de rose infes­té par un virus poé­ti­co-trash appe­lé Processus, mélan­geant tout avec tout, et bou­le­ver­sant de façon déli­rante l’univers rose bon­bon très conven­tion­nel de Pamela et John.

Download the script in English HERE.

Perfecto

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Lille, un matin du mois de mai, Virginia prend place à bord de la BMW de Monique. Réunies par le hasard du co-voi­tu­rage, les deux femmes ne se rever­ront pro­ba­ble­ment jamais et sont coin­cées pour un tra­jet de plus de huit heures.
Perfecto est une comé­die fémi­niste, un voyage sonore.

La Sicile à bout de souffle

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Il y a celle qui part et ceux qui res­tent.

Chaque année, Chiara rentre chez elle pour par­ti­ci­per à une marche anti-mafia.

Chaque année, elle amène avec elle des amis. Pour qu’ils découvrent à tra­vers ses yeux son île. Pour qu’elle puisse se rap­pe­ler à elle même d’où elle vient. Il y a celle qui part et ceux qui res­tent. La déchi­rure des départs émerge de l’intimité des ren­contres.

Guillaume Abgrall et Chiara Todaro conçoivent la radio comme un espace où le sou­ve­nir, le non-dit, les paroles indi­cibles peuvent s’exprimer.

La radio ouvre la pos­si­bi­li­té d’un dia­logue avec l’absence, avec le pas­sé. Le manque et le man­qué se racontent.

Merci Madame

Illustration de Dominique Goblet
Illustration de Dominique Goblet

«Madame, je vais vous confier un secret. Je vou­drais bien qu’un jour vous arri­viez à me punir pour une véri­table rai­son, que vous consi­dé­riez que je mérite sin­cè­re­ment de l’être et non par ce que c’est moi qui vous le demande. Je vous implore la pro­chaine fois de me punir véri­ta­ble­ment pour des rai­sons fon­dées et méri­tées, à vous de voir pour­quoi en réflé­chis­sant un peu, vous trou­ve­rez sûre­ment.»

A 39 ans, Michael, infirme moteur céré­bral, attend tou­jours que la vie passe. C’est alors qu’il ren­contre Madame et son mar­ti­net pré­fé­ré. Grâce à cette rela­tion sin­gu­lière, il entre­prend une cure sévère de remise en forme phy­sique et psy­chique, intègre un réseau social et réa­lise quelques pas — pour la pre­mière fois de sa vie — sans aide et sans béquilles. «Merci Madame», pre­mière créa­tion radio­pho­nique de Marie Lisel, nous invite à par­ta­ger ce pro­ces­sus éton­nant de nais­sance à soi.

Lien FB: www.facebook.com/MerciMadameLisel

L’heure bleue

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« Ça com­mence comme ça… »

Comment ça com­mence, au fond ? Et est-ce que ça finit ?

Viola Vertigo, Tiziana et Philippe peinent à dor­mir ou s’endormir. Ils se livrent pudi­que­ment, tout en sla­lo­mant entre idées pré­con­çues et hypo­thé­tiques solu­tions hasar­deuses, tra­çant et retra­çant leur vécu noc­turne.

Que se passe-t-il quand le som­meil ne vient pas, alors que les ombres de l’insomnie se des­sinent sur nos murs et que la nuit n’en finit plus de silence ?

L’Heure Bleue est un docu­men­taire qui n’apporte aucune réponse ou expli­ca­tion à l’insomnie. Tout en sui­vant les dérives sen­sibles et déli­cates de la parole, il tente cepen­dant d’entrer dans un uni­vers intime, aus­si riche que varié. Sans pré­ten­tion et sans autre forme de trans­mis­sion que celle du témoi­gnage.

Lire l’in­ter­view de la réa­li­sa­trice par Bela: http://blog.bela.be/?p=2139

Phonobiographie #1

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C’était un jour d’hi­ver, à Madrid. J’ai pris l’express ‹Puerta del Sol› vers Bruxelles. A cette époque, Hendaya était le ter­mi­nus de nos trains. Les rails espa­gnols et fran­çais n’a­vaient pas le même écar­te­ment. Chez nous, les voies étaient plus étroites, petite mesure de défense prise par le gou­ver­ne­ment de Franco. On des­cen­dait du train, la valise dans une main et dans l’autre le pas­se­port bien ser­ré. Au milieu de la nuit, on tra­ver­sait cet espace à ciel ouvert, clô­tu­ré par des fils de métal ; cou­loir étroit et silen­cieux, inquié­tant, ‘tier­ra de nadie’. De l’autre côté, vingt-six ans d’une autre vie m’at­ten­daient et, je crois que je le devine déjà. Ce jour-là, je n’a­vais que vingt-six ans. Avant ce jour-là, il y a eu d’ autres jours, des mil­liers des jours que j’en­tends encore…

«La vie n’est pas ce que l’on a vécu, mais ce dont on se sou­vient et com­ment on s’en sou­vient» — Gabriel Garcia Marquez.

AnnA

Dans la lan­gueur moite d’une jour­née d’é­té, une femme que le quo­ti­dien tue à petit feu est assaillie par des visions. Folie ou réa­li­té, elle perd pied et nous entraîne avec elle dans son ima­gi­naire.

Le prix de l’exil

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Rabia vient du Maroc, de Oujda, une ville à l’économie lami­née et où les regards ne se tournent plus que vers « El Kharij », l’extérieur, comme disent cer­tains pour dési­gner l’Europe. Rêvant de chan­ger sa des­ti­née et celle de sa famille, Rabia a déci­dé de rejoindre cette Belgique incon­nue, fan­tas­mée et riche en pro­messes de len­de­mains meilleurs. Elle ne connaît pas encore le prix de l’exil…

« Nous sommes tous appe­lés à par­tir de chez nous, nous enten­dons tous l’appel du large (…), le besoin de quit­ter la terre natale, parce que sou­vent elle n’est pas assez riche, assez aimante, assez géné­reuse pour nous gar­der auprès d’elle. »

Tahar Ben Jelloun