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Zoé de 1 à 7

Rencontrez une sirène pas comme les autres !

Synopsis

‹Zoé de 1 à 7›, c’est le por­trait d’une jeune femme que rien n’ar­rête.

On la suit dans un de ses dimanches après-midis bien rem­pli.

Et parce qu’elle sait que l’a­ve­nir sera dif­fé­rent, il n’est pas per­mis de perdre une miette du temps pré­sent.

Zoé est une sirène à l’ap­pé­tit de vie débor­dant et com­mu­ni­ca­tif !

De quoi gar­der la tête hors de l’eau en ces temps rébar­ba­tifs.

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Ce por­trait est dif­fu­sé dans le cadre de l’é­mis­sion STORIES ON AIR, pro­duite par l’as­so­cia­tion ART2WORK en par­te­na­riat avec l’ACSR et Radio Panik

Frères

Rémi et David, frères jumeaux, sont nés avec un handicap. Il y a 34 ans. Depuis, leurs parents luttent avec eux pour leur offrir un peu de liberté, d’autonomie et de vie au sein de la société.

Rémi et David sont frères jumeaux.
Ils sont nés une nuit de décembre 1984.
Rapidement, on s’est ren­du compte que quelque chose n’allait pas.
Les méde­cins ont alors posé un pre­mier diag­nos­tique : Infirme Moteur Cérébral. Leur han­di­cap sera lourd. Ils ne mar­che­ront pas et ne par­le­ront pas.
Les parents, Nadine et Michel, ne vou­laient pas croire à ce sombre pro­nos­tic. Alors ils se sont lan­cés dans une longue bataille pour faire gran­dir leurs petits.

Parcours en fes­ti­vals

Septembre 2020

* Phonurgia Nova Awards — Paris — France : Mention du jury dans la catégorie « Archives de la parole ».

“ Dans ce récit, mul­ti­formes et pre­nant, de la vie de deux jumeaux nés en 1984 et identifiés comme « infirmes moteurs cérébraux », la parole est cen­trale, celle des deux frères d’abord, comme sujet (leur dif­fi­culté à par­ler), mais sur­tout comme matériau pho­nique et poétique, déclencheur d’une écoute elle-même hors norme, ralen­tie et rafraîchie, qui fait redécouvrir l’usage du lan­gage.”

Marie-Madeleine Mervant-Roux lors de la remise des prix.

Octobre 2020

* Prix Europa — Postdam — Allemagne : Sélection dans la catégorie « Radio docu­men­ta­ry » — fina­liste du 2ème tour (top 8). Février 2021

* Longueur d’ondes — Brest — France : Sélection dans la catégorie « Grandes ondes ».

A lire : l’ar­ticle d’Elise Racque dans Telerama, un entre­tien avec Nicolas François et Aurélia Balboni !

A voir et à écou­ter : dans Podcast + sur BX1, Jean-Jacques Deleeuw parle du pod­cast “Je vis de ma pas­sion” avec Valentine Hersmoortel, et de créa­tions sonores avec Aurelia Balboni et Nicolas François. 

La brebis galeuse

L’asile est une rési­dence de saints. Ce sont des saints les pauvres fous, sainte la bonne sœur qui s’oc­cupe d’eux. Et le doc­teur est le plus saint de tous, c’est le chef des saints, c’est Jésus Christ.
Nicola nous raconte ses 35 ans d’ «asile élec­trique», et dans sa tête bou­le­ver­sée se heurtent réa­li­té et fan­tai­sie en pro­dui­sant d’im­pré­vi­sibles illu­mi­na­tions. Nicola est né dans les années Soixante, « les fabu­leuses années Soixante », et le monde qu’il voit à l’in­té­rieur de l’ins­ti­tut n’est fina­le­ment pas si dif­fé­rent de celui qui court là dehors – un monde où la seule chose qui semble ne pas pou­voir se consu­mer est la peur.

Article presse: Télérama 3/07/2019
Le Monde 9/02/2020

Le ventre de Paul

Une enquête pour retrou­ver des sou­ve­nirs d’une gueule cas­sée dans les Vosges : Paul Marulaz, mon arrière⁻grand père. Accompagné par Marion Fabien et le jour­nal de guerre de Paul, c’est une plon­gée dans les mémoires, à la fron­tière du sou­ve­nir. Quels sont les restes de cette drôle de guerre ? Comment peut-on retrou­ver une famille après tant de bles­sures ?

Les mots de ma mère

Aujourd’hui, ma mère a ten­té de payer le bura­liste du vil­lage avec des billets de Monopoly, elle pen­sait qu’il ne ferait pas la dif­fé­rence. Elle est atteinte d’une mala­die neu­ro­dé­gé­né­ra­tive appe­lée Démence Sémantique : une pomme, une chaise, une fleur sont des mots qu’elle ne connaît plus. Ma mère n’aura jamais conscience de sa mala­die. Elle trouve qu’elle va très bien.

En écoute sur Tënk, la pla­te­forme du ciné­ma docu­men­taire, du 12/10 au 12/12/2018.

article dans Télérama: http://www.acsr.be/wp-content/uploads/LMM_telerama.pdf
article dans Bela: http://blog.bela.be/elle-a-fait-un-bebe-radio-du-cinema-toute-seule-ou-presque/
article dans Syntone : http://syntone.fr/les-mots-de-ma-mere-chro­nique-dune-dis­pa­ri­tion-enre­gis­tree/
article dans En Marche : https://www.enmarche.be/cultu­re/­me­dias/­crea­tion-radio­pho­nique-les-mots-de-ma-mere.htm

Derrière les yeux

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J’ai tou­jours connu ma grand-mère, Eugénie, comme quelqu’un d’authentique, une conteuse, une bonne vivante, ani­mée d’un esprit posi­tif. Lors de nos ren­contres, nous échan­geons sur sa vie et plus par­ti­cu­liè­re­ment sur la vie rurale dans les Ardennes. Elle me raconte sur le ton de l’humour com­ment à l’âge de 38 ans elle a per­du pro­gres­si­ve­ment la vue. N’étant pas née à cette époque, j’a­vais envie d’en savoir davan­tage. Je découvre ain­si com­ment elle a fait face à cette perte. Et je me rends compte à quel point son quo­ti­dien est orga­ni­sé en fonc­tion de sa céci­té: comp­ter les marches, se repé­rer à la lumière…

Des cd’s séri­gra­phiés en édi­tion limi­tée et au prix de 6euros peuvent être com­man­dés à atelier[at]acsr.be.

Folie blanche

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« Le fou, c’est un des­truc­teur de consen­sus ! »

Il y a 13 ans, Joris a été diag­nos­ti­qué schi­zo­phrène. Avec luci­di­té et humour, il raconte sa propre expé­rience de la folie. Au récit de Joris répondent les pré­ci­sions d’un psy­chiatre, mais les dis­cours ne s’op­posent pas : « Si vous n’êtes pas indif­fé­rent à 90 % de vos pen­sées, vous n’a­vez plus de liber­té ».

Des pro­pos sti­mu­lants qui se tissent avec des extraits de films, un échange avec la réa­li­sa­trice, une mise en son du délire : le docu­men­taire mul­ti­plie les formes pour une ren­contre sin­gu­lière avec la folie.

Merci Madame

Illustration de Dominique Goblet
Illustration de Dominique Goblet

«Madame, je vais vous confier un secret. Je vou­drais bien qu’un jour vous arri­viez à me punir pour une véri­table rai­son, que vous consi­dé­riez que je mérite sin­cè­re­ment de l’être et non par ce que c’est moi qui vous le demande. Je vous implore la pro­chaine fois de me punir véri­ta­ble­ment pour des rai­sons fon­dées et méri­tées, à vous de voir pour­quoi en réflé­chis­sant un peu, vous trou­ve­rez sûre­ment.»

A 39 ans, Michael, infirme moteur céré­bral, attend tou­jours que la vie passe. C’est alors qu’il ren­contre Madame et son mar­ti­net pré­fé­ré. Grâce à cette rela­tion sin­gu­lière, il entre­prend une cure sévère de remise en forme phy­sique et psy­chique, intègre un réseau social et réa­lise quelques pas — pour la pre­mière fois de sa vie — sans aide et sans béquilles. «Merci Madame», pre­mière créa­tion radio­pho­nique de Marie Lisel, nous invite à par­ta­ger ce pro­ces­sus éton­nant de nais­sance à soi.

Lien FB: www.facebook.com/MerciMadameLisel

De l’autre côté de la porte

coteporte

Lorsqu’on les croise dans la rue, on les regarde inten­sé­ment avec curio­si­té voir même avec dégoût, ou on choi­sit sim­ple­ment de les igno­rer, par gêne. Mais lors­qu’on passe de l’autre côté de la porte, que l’on pénètre leur mai­son, leur uni­vers, la ren­contre devient pos­sible. Il suf­fit de tendre l’o­reille.

Je passe cette porte depuis seize ans, pour tra­vailler à leurs côtés. Je suis édu­ca­trice spé­cia­li­sée avec des adultes han­di­ca­pés men­taux sévères à pro­fonds. Je vous invite à pas­ser le pas avec moi. A écou­ter le quo­ti­dien de ces défi­cients men­taux et des «pro­fes­sion­nels» qui assurent leur bien-être. A com­prendre nos joies, nos peines, nos peurs.

A la manière d’un car­net de voyage, ce docu­men­taire tend à faire tom­ber les bar­rières du han­di­cap men­tal, en s’y confron­tant sans alarme et sans gêne. Une plon­gée au coeur même de l’in­ti­mi­té d’un métier et de la vie de per­sonnes authen­tiques et sans arti­fices, le plus sou­vent mues par un énorme besoin d’a­mour.

Je suis Frédéric

Frédéric se raconte, se livre, se décrit… Il s’enregistre seul dans sa chambre et nous parle, il glane des sons à droite à gauche, une cafe­tière, une émis­sion de télé, son père qui tousse… On le suit à tra­vers son quo­ti­dien, ce quo­ti­dien si par­ti­cu­lier que vit une per­sonne «men­ta­le­ment défi­ciente». On le suit à la ferme où il tra­vaille un jour par semaine, dans son ate­lier de pein­ture, dans ses tra­jets… On recom­pose sa réa­li­té à par­tir d’une foule de petits frag­ments anec­do­tiques tirés de son quo­ti­dien dans lequel est entre­mê­lée sa voix qui nous parle. On glisse ain­si dou­ce­ment dans son monde ima­gi­naire, où se brouille la limite entre la réa­li­té et la fic­tion. On se perd, on ne sais plus exac­te­ment où on est. On se laisse prendre par ce foi­son­ne­ment, cette éner­gie tel­le­ment libre. On le suit et se bal­lade dans ses méandres, hors des limites de la logique ration­nelle. On entre petit à petit dans son inti­mi­té, sa pen­sée, son res­sen­ti. Il parle de lui, de la socié­té, de ce qu’il vit, de ce qu’il pense. Il ques­tionne impli­ci­te­ment notre socié­té, notre réa­li­té, notre « nor­ma­li­té » à tra­vers son regard et sa dif­fé­rence. Nous sommes tout proche de lui, si proche que cela nous ren­voie à nous-même.

En écoute aus­si sur www.silenceradio.org