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Sortir de ce jardin

«Sortir de ce jar­din» raconte l’histoire d’un groupe de per­sonnes, jeunes et moins jeunes, d’horizons variés, habi­tants et tra­vailleurs, pota­gistes, du quar­tier du vieux Molenbeek, dont la réa­li­sa­trice, Claire Gatineau, fait elle-même par­tie. Préoccupés par des ques­tions envi­ron­ne­men­tales et l’urgence cli­ma­tique, ils décident de se rendre à Paris en 2015 où se pré­pare la Cop 21. Mais, à la veille du départ, les atten­tats de Paris sus­pendent toute pos­si­bi­li­té de voyage. La com­mune de Molenbeek et ses habi­tants sont alors pris d’assaut et lar­ge­ment stig­ma­ti­sés par les médias. Sans aban­don­ner, les membres de ce groupe conti­nue­ront à vivre, à inven­ter des che­mins de tra­verse, à sor­tir de leur quar­tier, sor­tir de leurs jar­dins pour aller voir le monde.

Rascasse le vieux marin

La vie a chan­gé dans le petit port de pêche depuis que Rascasse a décou­vert une étrange bou­teille en plas­tique sur la plage. Il décide de s’en sépa­rer en pre­nant le large mais la mer le sur­prend et lui donne une mission…Ensemble, ils embarquent pour un monde oni­rique empreint de conscience éco­lo­gique.

Avec le vent

Tout d’abord, il y a le souffle, celui qui ras­sure…
Ensuite arrive le son, celui qui raconte…
Virginia, Aram et Vardan soufflent leurs émo­tions et de ce souffle nous par­viennent leurs his­toires. L’histoire de l’exil, des sou­ve­nirs d’Arménie, un jour où le vent s’est levé et où il a fal­lu tout quit­ter.

Qualia

Cinq femmes artistes pro­ve­nant de dif­fé­rentes cultures mettent en paroles une expé­rience phy­sique forte, mar­quante à vie. L’une d’entre elles ne dit pas la véri­té. Du lan­gage cor­po­rel et du lan­gage par­lé. De la richesse du bilin­guisme. De la com­plexi­té des tra­duc­tions. De l’usage du sens, du son et des sens.
Qualia ques­tionne l’utilisation du son dans le sto­ry­tel­ling, sa capa­ci­té à tou­cher le sub­cons­cient, sa puis­sance à pro­vo­quer des réac­tions phy­siques et des images men­tales. Vous voyez ce que je veux dire?

Jouk li jou

JoukLiJou

Tourbillon d’hommes et de pous­sière, Port-au-Prince ne se tait jamais. De l’aube à l’aube, 2 mil­lions d’habitants, de coqs et de chiens déam­bulent sur des trot­toirs invi­sibles, livrés à eux-mêmes pour effa­cer les der­nières traces du séisme du 12 jan­vier 2010. Voici les chants de ceux qui, chaque jour, cherchent à apai­ser la terre qui gronde ou à crier plus fort qu’elle.

JOUK LI JOU en écoute sur:

Cette créa­tion a été rea­li­sée en paral­lèle du docu­men­taire audio de Caroline Berliner «Jusqu’à ce qu’il fasse jour» (52 min) consa­crée à trois artistes de Port-au-Prince lors du fes­ti­val de théâtre Quatre Chemins, à décou­vrir par ici.

Jusqu’à ce qu’il fasse jour

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Haïti, décembre 2014.

Poètes et pen­seurs s’apprêtent à inves­tir les ruines de Port-au-Prince pour pré­sen­ter au public leurs pro­chaines créa­tions théâ­trales.

De quoi rêve-t-on quand on a 30 ans à Port-au-Prince ? Pour soi-même, pour l’autre pour le pays ? Quelle place occupe l’artiste dans un pays où tout pous­se­rait vers d’autres prio­ri­tés, plus criantes, plus néces­saires ? Avec quoi s’avance-t-on dans l’âge adulte dans un pays où l’on dit que l’on sur­vit plu­tôt que l’on vit ?

A l’aube du Festival de théâtre Quatre Chemins — et de la com­mé­mo­ra­tion du séisme qui dévas­ta le pays cinq ans plus tôt – Caroline Berliner a sui­vi leur déam­bu­la­tion sur le ter­ri­toire de la capi­tale et a cher­ché les coïn­ci­dences entre fic­tion et réa­li­té, par­cours intime et his­toire col­lec­tive, néces­si­té artis­tique et enga­ge­ment citoyen.

En paral­lèle de ce docu­men­taire, Félix Blume et Caroline Berliner ont réa­li­sé JOUK LI JOU, une carte pos­tale sonore où l’on peut entendre les chants et les sons d’une jour­née à Port-au-Prince. C’est pro­duit par Arte Radio et c’est à décou­vrir par ici.

Un article «UNE RADIOGRAPHIE DE PORT-AU-PRINCE» est paru dans le MagHaiti: à lire ici http://www.maghaiti.net/jusqua-ce-quil-fasse-jour-une-radiographie-de-port-au-prince/

Des cailloux dans les poches

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Je prends mon temps, je n’écoute même plus quand tu me dis que tu en as assez de m’attendre, je m’en veux déjà à l’idée de cou­per ta voix au mon­tage, et j’enregistre encore la musique d’une camion­nette, un mar­chand de glaces ou peut-être de fruits, je suis trop loin pour voir. Tu montes avec lui et tu t’en vas.

Phonobiographie #1

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C’était un jour d’hiver, à Madrid. J’ai pris l’express ‹Puerta del Sol› vers Bruxelles. A cette époque, Hendaya était le ter­mi­nus de nos trains. Les rails espa­gnols et fran­çais n’avaient pas le même écar­te­ment. Chez nous, les voies étaient plus étroites, petite mesure de défense prise par le gou­ver­ne­ment de Franco. On des­cen­dait du train, la valise dans une main et dans l’autre le pas­se­port bien ser­ré. Au milieu de la nuit, on tra­ver­sait cet espace à ciel ouvert, clô­tu­ré par des fils de métal ; cou­loir étroit et silen­cieux, inquié­tant, ‘tier­ra de nadie’. De l’autre côté, vingt-six ans d’une autre vie m’attendaient et, je crois que je le devine déjà. Ce jour-là, je n’avais que vingt-six ans. Avant ce jour-là, il y a eu d’ autres jours, des mil­liers des jours que j’entends encore…

«La vie n’est pas ce que l’on a vécu, mais ce dont on se sou­vient et com­ment on s’en sou­vient» — Gabriel Garcia Marquez.

Le prix de l’exil

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Rabia vient du Maroc, de Oujda, une ville à l’économie lami­née et où les regards ne se tournent plus que vers « El Kharij », l’extérieur, comme disent cer­tains pour dési­gner l’Europe. Rêvant de chan­ger sa des­ti­née et celle de sa famille, Rabia a déci­dé de rejoindre cette Belgique incon­nue, fan­tas­mée et riche en pro­messes de len­de­mains meilleurs. Elle ne connaît pas encore le prix de l’exil…

« Nous sommes tous appe­lés à par­tir de chez nous, nous enten­dons tous l’appel du large (…), le besoin de quit­ter la terre natale, parce que sou­vent elle n’est pas assez riche, assez aimante, assez géné­reuse pour nous gar­der auprès d’elle. »

Tahar Ben Jelloun