Archives du mot-clé : Liberté

Avec le vent

Tout d’abord, il y a le souffle, celui qui rassure…
Ensuite arrive le son, celui qui raconte…
Virginia, Aram et Vardan soufflent leurs émo­tions et de ce souffle nous par­viennent leurs his­toires. L’histoire de l’exil, des sou­ve­nirs d’Arménie, un jour où le vent s’est levé et où il a fal­lu tout quitter.

Coupe Cup keeper [kezaco] ?

« J’ai décou­vert la coupe en 2010 et ça a chan­gé ma vie lit­té­ra­le­ment (…) j’ai les muqueuses exces­si­ve­ment fra­giles, et les tam­pons avaient ten­dance à me don­ner une démarche de John Wayne pen­dant une semaine après.(…) mes muqueuses remer­cient la coupe ! (Mlle Catherine rit) » Qu’est-ce que la «coupe mens­truelle», cet objet inso­lite et génial inven­té dès les années 1930 aux États-Unis et qui prend peu à peu sa place dans le monde des femmes euro­péennes ? Voici son his­toire, les récits de celles qui l’ont expé­ri­men­té, celles qui veulent lui don­ner sa place dans notre socié­té. Confidentiel et cepen­dant révo­lu­tion­naire, j’ai eu envie de par­ta­ger la connais­sance de cet objet, et aller à la recherche de ce tout ce qui se cache der­rière cet objet, au pre­mier regard, incongru.

La première fois que je suis devenu fou(le)

«Je péné­trais dans un champs de conscience qui m’était jusqu’alors inter­dit ou caché et je n’y recon­nais­sais rien. J’ai eu l’impression ver­ti­gi­neuse d’accéder à un nou­vel étage de mon être. Je ne savais pas si j’étais mort ou si je venais de naître. Tout y était inouï et incer­tain. Je ne pou­vais plus inter­pré­ter ce que je res­sen­tais. J’avais un nou­vel uni­vers à déchif­frer dont chaque signe était un miroir de ma perplexité.
Je me suis dit, ou plu­tôt cela s’est dit à tra­vers moi :
Ma folie est le der­nier rem­part entre moi et une liber­té totale.
Qui céde­ra le pre­mier ? Le rem­part ? Moi ? Ou la Liberté ?»

Les mots de ma mère

Aujourd’hui, ma mère a ten­té de payer le bura­liste du vil­lage avec des billets de Monopoly, elle pen­sait qu’il ne ferait pas la dif­fé­rence. Elle est atteinte d’une mala­die neu­ro­dé­gé­né­ra­tive appe­lée Démence Sémantique : une pomme, une chaise, une fleur sont des mots qu’elle ne connaît plus. Ma mère n’aura jamais conscience de sa mala­die. Elle trouve qu’elle va très bien.

En écoute sur Tënk, la pla­te­forme du ciné­ma docu­men­taire, du 12/10 au 12/12/2018.

article dans Télérama: http://www.acsr.be/wp-content/uploads/LMM_telerama.pdf
article dans Bela: http://blog.bela.be/elle-a-fait-un-bebe-radio-du-cinema-toute-seule-ou-presque/
article dans Syntone : http://syntone.fr/les-mots-de-ma-mere-chro­nique-dune-dis­pa­ri­tion-enre­gis­tree/
article dans En Marche : https://www.enmarche.be/cultu­re/­me­dias/­crea­tion-radio­pho­nique-les-mots-de-ma-mere.htm

Et tout se tut — Und alles schwieg

Quatre voix d’hommes et femmes par­courent en alle­mand et en fran­çais les Sonnets à Orphée de Rainer Maria Rilke. Les voix, mur­mu­rées et voca­li­sées, enche­vêtrent les langues et se déploient comme une matière sonore.
Mots, timbres, expres­sion, scan­sion, sus­pen­sions, sou­pirs, rires… nous parlent de l’in­té­rieur de l’être, celui ani­mé de souffle et sou­mis simul­ta­né­ment à la gra­vi­té ter­restre et à l’at­trac­tion des astres.

Un monde vécu

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Illustration de Claire Gatineau

Illustration de Claire Gatineau

Un monde vécu est un long voyage fait de ren­contres, auprès de ceux et celles qui ne veulent pas se lais­ser dépos­sé­der par la logique de l’agriculture industrielle.
Un docu­men­taire sur la recon­quête d’un monde de savoir faire et d’expérience, d’«un monde vécu» comme l’écrivait André Gorz.
Une réflexion sur la néces­saire recon­quête de notre liberté.
Vous n’y trou­ve­rez ni d’experts ni non experts, mais sim­ple­ment des per­sonnes qui se mettent en mou­ve­ment, se ques­tionnent, tentent de trou­ver un che­min ou l’en­ga­ge­ment laisse une place au plaisir.

Merci Madame

Illustration de Dominique Goblet
Illustration de Dominique Goblet

«Madame, je vais vous confier un secret. Je vou­drais bien qu’un jour vous arri­viez à me punir pour une véri­table rai­son, que vous consi­dé­riez que je mérite sin­cè­re­ment de l’être et non par ce que c’est moi qui vous le demande. Je vous implore la pro­chaine fois de me punir véri­ta­ble­ment pour des rai­sons fon­dées et méri­tées, à vous de voir pour­quoi en réflé­chis­sant un peu, vous trou­ve­rez sûrement.»

A 39 ans, Michael, infirme moteur céré­bral, attend tou­jours que la vie passe. C’est alors qu’il ren­contre Madame et son mar­ti­net pré­fé­ré. Grâce à cette rela­tion sin­gu­lière, il entre­prend une cure sévère de remise en forme phy­sique et psy­chique, intègre un réseau social et réa­lise quelques pas — pour la pre­mière fois de sa vie — sans aide et sans béquilles. «Merci Madame», pre­mière créa­tion radio­pho­nique de Marie Lisel, nous invite à par­ta­ger ce pro­ces­sus éton­nant de nais­sance à soi.

Lien FB: www.facebook.com/MerciMadameLisel

Chaotik Jarden

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Chaotik Jarden est un docu-fic­tion qui s’en­fonce dans une petite jungle en pleine ville. Il est fait d’am­biances rugueuses comme la terre, de scènes acci­den­tées comme le pay­sage urbain, de sons doux comme le duvet d’une feuille de courge. C’est un appel à la nature: « Dans ce monde qui construit des cages…soyons des oiseaux sauvages!»