Archives du mot-clé : Nature

Ainsi brament-ils

Benoît et Baptiste sont pas­sion­nés par le cerf. Ensemble, ils suivent sa piste, l’appellent, l’écoutent, l’observent, le pho­to­gra­phient, le com­prennent. Une com­pé­tence que père et fils expo­se­ront au Championnat natio­nal d’imitation du brame de Saint-Hubert.
Expression bes­tiale de la riva­li­té, le brame affec­te­ra-t-il leur com­pli­ci­té ? C’est l’histoire d’une trans­mis­sion, d’un lien fort entre la nature et l’homme, d’une pas­sion com­mune pour le cerf avec toute sa sym­bo­lique, et, au bout du compte, d’une inévi­table confron­ta­tion.

A lire, un article sur pointculture.be

Météore

Il y a quelqu’un
J’ouvre la porte Et je sais Qu’il y a quelqu’un
Je m’en dou­tais
Déjà Depuis quelques jours
Depuis quelques jours Déjà
Je sen­tais sa pré­sence
.

Météore est le deuxième volet du trip­tyque Baron Samedi, écrit par l’auteur de théâtre Ludovic Drouet. Ces trois fic­tions radio­pho­niques Meute, Météore, Bunker, réa­li­sées en sté­réo et en binau­ral, ne racontent qu’une seule et même his­toire.

Les com­men­taires enten­dus lors des Phonurgia Awards 2019:
«Avec une grande éco­no­mie de moyens et de sobrié­té dans la réa­li­sa­tion, c’est d’autant plus admi­rable d’arriver à créer de telles ambiances et un tel jeu dans la double nar­ra­tion. Très beau tra­vail.» Juliette Volcler, cher­cheuse indé­pen­dante, autrice et cri­tique sonore.
«Une pièce d’une grande finesse. Si je dois choi­sir un mot pour défi­nir cette fic­tion ce serait la jus­tesse, autant dans le ton de la voix que dans l’habillage sonore.» Léa Minod, réa­li­sa­trice sonore
«Cette pro­duc­tion, et ce n’est pas si fré­quent, crée des sortes d’images arrê­tées, comme celle du feu, grâce à un tra­vail conju­gué du texte et du son. En l’écoutant, je pen­sais à des gra­vures, à des images très fortes. Le temps s’arrête un moment. C’est très simple et très brillant.» Marie-Madeleine Mervan-Roux, Directrice de recherche au CNRS sur l’histoire sonore du théâtre.

Sortir de ce jardin

«Sortir de ce jar­din» raconte l’histoire d’un groupe de per­sonnes, jeunes et moins jeunes, d’horizons variés, habi­tants et tra­vailleurs, pota­gistes, du quar­tier du vieux Molenbeek, dont la réa­li­sa­trice, Claire Gatineau, fait elle-même par­tie. Préoccupés par des ques­tions envi­ron­ne­men­tales et l’urgence cli­ma­tique, ils décident de se rendre à Paris en 2015 où se pré­pare la Cop 21. Mais, à la veille du départ, les atten­tats de Paris sus­pendent toute pos­si­bi­li­té de voyage. La com­mune de Molenbeek et ses habi­tants sont alors pris d’assaut et lar­ge­ment stig­ma­ti­sés par les médias. Sans aban­don­ner, les membres de ce groupe conti­nue­ront à vivre, à inven­ter des che­mins de tra­verse, à sor­tir de leur quar­tier, sor­tir de leurs jar­dins pour aller voir le monde.

Meute

1ère par­tie du trip­tyque Baron same­di

Un homme vit seul dans une petite mai­son à la cam­pagne. Pendant sa balade quo­ti­dienne, il ren­contre un chien. Ayant deux steaks dans son fri­go, il lui en offre un et mange le second. Le len­de­main, il n’y a pas un chien, mais deux. Heureusement, le super­mar­ché est ouvert. Ils mangent cha­cun leur steak. Le jour d’après, il y en a trois. Et le sui­vant quatre. Et puis cinq. Et six. Aujourd’hui, trente. Il n’y a plus de steak au super­mar­ché. Et les chiens ont faim.

Des chemins de traverse

Il existe en Wallonie comme dans beau­coup d’autres endroits, des per­sonnes à qui l’on a trans­mis des prières secrètes pour soi­gner, sou­la­ger la dou­leur et les maux du quo­ti­dien.
Une pra­tique ances­trale et vivace, qui fonc­tionne sans que l’on ne sache vrai­ment ni com­ment ni pour­quoi. Ici on se le raconte, du presque rien qui compte beau­coup.

Rascasse le vieux marin

La vie a chan­gé dans le petit port de pêche depuis que Rascasse a décou­vert une étrange bou­teille en plas­tique sur la plage. Il décide de s’en sépa­rer en pre­nant le large mais la mer le sur­prend et lui donne une mission…Ensemble, ils embarquent pour un monde oni­rique empreint de conscience éco­lo­gique.

Interview sur Radio Evasion

Une vie partagée

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Augusta était api­cul­trice et avait un secret. Au prin­temps, lorsqu’un essaim sor­tait de la ruche, elle venait silen­cieu­se­ment s’assoir à proxi­mi­té et dépo­sait un panier devant elle. Après un temps plus ou moins long, l’essaim pre­nait son envol et les abeilles, par mil­liers, entraient dans son panier. A pré­sent dis­pa­rue, per­sonne ne sait com­ment elle pro­cé­dait.

« Une vie par­ta­gée », chro­nique de cette période d’essaimage, nous fait entendre la voix d’hommes et de femmes qui, par la qua­li­té de la rela­tion qu’ils ont tis­sée avec leurs abeilles, nous amènent à nous inter­ro­ger sur notre rela­tion au monde ani­mal et à l’environnement, sur la science et, fina­le­ment, sur notre huma­ni­té.

La Sardine et le Loup de mer

la sardine et loup de mer-1

Naguère, au ver­so des cartes de navi­ga­tion, on trou­vait le récit d’une aven­ture mari­time exem­plaire pour par­faire l’éducation des jeunes marins. En 2014, j’enfile un ciré jaune et embarque à bord du voi­lier d’un vieux loup de mer pour tra­ver­ser la Manche. S’engage une conver­sa­tion autour d’un savoir-faire, d’une pra­tique: il paraît que la meilleure façon d’apprendre la navi­ga­tion, c’est de prendre la mer.

Les mots de ma mère

Aujourd’hui, ma mère a ten­té de payer le bura­liste du vil­lage avec des billets de Monopoly, elle pen­sait qu’il ne ferait pas la dif­fé­rence. Elle est atteinte d’une mala­die neu­ro­dé­gé­né­ra­tive appe­lée Démence Sémantique : une pomme, une chaise, une fleur sont des mots qu’elle ne connaît plus. Ma mère n’aura jamais conscience de sa mala­die. Elle trouve qu’elle va très bien.

En écoute sur Tënk, la pla­te­forme du ciné­ma docu­men­taire, du 12/10 au 12/12/2018.

article dans Télérama: http://www.acsr.be/wp-content/uploads/LMM_telerama.pdf
article dans Bela: http://blog.bela.be/elle-a-fait-un-bebe-radio-du-cinema-toute-seule-ou-presque/
article dans Syntone : http://syntone.fr/les-mots-de-ma-mere-chro­nique-dune-dis­pa­ri­tion-enre­gis­tree/
article dans En Marche : https://www.enmarche.be/cultu­re/­me­dias/­crea­tion-radio­pho­nique-les-mots-de-ma-mere.htm

Derrière les yeux

illustrationpanik2015

J’ai tou­jours connu ma grand-mère, Eugénie, comme quelqu’un d’authentique, une conteuse, une bonne vivante, ani­mée d’un esprit posi­tif. Lors de nos ren­contres, nous échan­geons sur sa vie et plus par­ti­cu­liè­re­ment sur la vie rurale dans les Ardennes. Elle me raconte sur le ton de l’humour com­ment à l’âge de 38 ans elle a per­du pro­gres­si­ve­ment la vue. N’étant pas née à cette époque, j’avais envie d’en savoir davan­tage. Je découvre ain­si com­ment elle a fait face à cette perte. Et je me rends compte à quel point son quo­ti­dien est orga­ni­sé en fonc­tion de sa céci­té: comp­ter les marches, se repé­rer à la lumière…

Des cd’s séri­gra­phiés en édi­tion limi­tée et au prix de 6euros peuvent être com­man­dés à atelier[at]acsr.be.