Archives du mot-clé : Santé mentale

Merci Madame

Illustration de Dominique Goblet
Illustration de Dominique Goblet

«Madame, je vais vous confier un secret. Je vou­drais bien qu’un jour vous arri­viez à me punir pour une véri­table rai­son, que vous consi­dé­riez que je mérite sin­cè­re­ment de l’être et non par ce que c’est moi qui vous le demande. Je vous implore la pro­chaine fois de me punir véri­ta­ble­ment pour des rai­sons fon­dées et méri­tées, à vous de voir pour­quoi en réflé­chis­sant un peu, vous trou­ve­rez sûre­ment.»

A 39 ans, Michael, infirme moteur céré­bral, attend tou­jours que la vie passe. C’est alors qu’il ren­contre Madame et son mar­ti­net pré­fé­ré. Grâce à cette rela­tion sin­gu­lière, il entre­prend une cure sévère de remise en forme phy­sique et psy­chique, intègre un réseau social et réa­lise quelques pas — pour la pre­mière fois de sa vie — sans aide et sans béquilles. «Merci Madame», pre­mière créa­tion radio­pho­nique de Marie Lisel, nous invite à par­ta­ger ce pro­ces­sus éton­nant de nais­sance à soi.

Lien FB: www.facebook.com/MerciMadameLisel

L’heure bleue

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« Ça com­mence comme ça… »

Comment ça com­mence, au fond ? Et est-ce que ça finit ?

Viola Vertigo, Tiziana et Philippe peinent à dor­mir ou s’endormir. Ils se livrent pudi­que­ment, tout en sla­lo­mant entre idées pré­con­çues et hypo­thé­tiques solu­tions hasar­deuses, tra­çant et retra­çant leur vécu noc­turne.

Que se passe-t-il quand le som­meil ne vient pas, alors que les ombres de l’insomnie se des­sinent sur nos murs et que la nuit n’en finit plus de silence ?

L’Heure Bleue est un docu­men­taire qui n’apporte aucune réponse ou expli­ca­tion à l’insomnie. Tout en sui­vant les dérives sen­sibles et déli­cates de la parole, il tente cepen­dant d’entrer dans un uni­vers intime, aus­si riche que varié. Sans pré­ten­tion et sans autre forme de trans­mis­sion que celle du témoi­gnage.

Lire l’in­ter­view de la réa­li­sa­trice par Bela: http://blog.bela.be/?p=2139

De l’autre côté de la porte

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Lorsqu’on les croise dans la rue, on les regarde inten­sé­ment avec curio­si­té voir même avec dégoût, ou on choi­sit sim­ple­ment de les igno­rer, par gêne. Mais lors­qu’on passe de l’autre côté de la porte, que l’on pénètre leur mai­son, leur uni­vers, la ren­contre devient pos­sible. Il suf­fit de tendre l’o­reille.

Je passe cette porte depuis seize ans, pour tra­vailler à leurs côtés. Je suis édu­ca­trice spé­cia­li­sée avec des adultes han­di­ca­pés men­taux sévères à pro­fonds. Je vous invite à pas­ser le pas avec moi. A écou­ter le quo­ti­dien de ces défi­cients men­taux et des «pro­fes­sion­nels» qui assurent leur bien-être. A com­prendre nos joies, nos peines, nos peurs.

A la manière d’un car­net de voyage, ce docu­men­taire tend à faire tom­ber les bar­rières du han­di­cap men­tal, en s’y confron­tant sans alarme et sans gêne. Une plon­gée au coeur même de l’in­ti­mi­té d’un métier et de la vie de per­sonnes authen­tiques et sans arti­fices, le plus sou­vent mues par un énorme besoin d’a­mour.

De l’autre côté de la gare

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Il y a tout un quar­tier qui s’efface dou­ce­ment. Les nou­velles tours ont pris le des­sus sur les oiseaux étranges. Entre murs et vitrines, les nonnes et les pros­ti­tuées nous parlent d’espaces sen­sibles et indé­fi­nis­sables, incon­trô­lables et pour­tant loca­li­sables : ces petites rues, à l’arrière de la gare du Nord, qui bordent les rails..

A lire: Le temps d’une passe , un article de Sophie Auby paru dans le maga­zine C4

Je suis Frédéric

Frédéric se raconte, se livre, se décrit… Il s’enregistre seul dans sa chambre et nous parle, il glane des sons à droite à gauche, une cafe­tière, une émis­sion de télé, son père qui tousse… On le suit à tra­vers son quo­ti­dien, ce quo­ti­dien si par­ti­cu­lier que vit une per­sonne «men­ta­le­ment défi­ciente». On le suit à la ferme où il tra­vaille un jour par semaine, dans son ate­lier de pein­ture, dans ses tra­jets… On recom­pose sa réa­li­té à par­tir d’une foule de petits frag­ments anec­do­tiques tirés de son quo­ti­dien dans lequel est entre­mê­lée sa voix qui nous parle. On glisse ain­si dou­ce­ment dans son monde ima­gi­naire, où se brouille la limite entre la réa­li­té et la fic­tion. On se perd, on ne sais plus exac­te­ment où on est. On se laisse prendre par ce foi­son­ne­ment, cette éner­gie tel­le­ment libre. On le suit et se bal­lade dans ses méandres, hors des limites de la logique ration­nelle. On entre petit à petit dans son inti­mi­té, sa pen­sée, son res­sen­ti. Il parle de lui, de la socié­té, de ce qu’il vit, de ce qu’il pense. Il ques­tionne impli­ci­te­ment notre socié­té, notre réa­li­té, notre « nor­ma­li­té » à tra­vers son regard et sa dif­fé­rence. Nous sommes tout proche de lui, si proche que cela nous ren­voie à nous-même.

En écoute aus­si sur www.silenceradio.org

Anton et Quentin

Anton et Quentin, deux frères. Quentin n’a pas accès au lan­gage et a été pla­cé dans un centre par ses parents. Anton ne peut pas se rési­gner à l’enfermement de son frère autiste, il a mit en place un mode de com­mu­ni­ca­tion où il démontre que son frère Quentin est un être à part entière, un sujet qui désire vrai­ment même si son accès au lan­gage est extrê­me­ment res­treint. Mais les idées et les entre­prises d’Anton ne sont pas aux goûts de tout le monde…