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Rascasse le vieux marin

La vie a chan­gé dans le petit port de pêche depuis que Rascasse a décou­vert une étrange bou­teille en plas­tique sur la plage. Il décide de s’en sépa­rer en pre­nant le large mais la mer le sur­prend et lui donne une mission…Ensemble, ils embarquent pour un monde oni­rique empreint de conscience éco­lo­gique.

La première fois que je suis devenu fou(le)

«Je péné­trais dans un champs de conscience qui m’était jusqu’alors inter­dit ou caché et je n’y recon­nais­sais rien. J’ai eu l’impression ver­ti­gi­neuse d’accéder à un nou­vel étage de mon être. Je ne savais pas si j’étais mort ou si je venais de naître. Tout y était inouï et incer­tain. Je ne pou­vais plus inter­pré­ter ce que je res­sen­tais. J’avais un nou­vel uni­vers à déchif­frer dont chaque signe était un miroir de ma per­plexi­té.
Je me suis dit, ou plu­tôt cela s’est dit à tra­vers moi :
Ma folie est le der­nier rem­part entre moi et une liber­té totale.
Qui céde­ra le pre­mier ? Le rem­part ? Moi ? Ou la Liberté ?»

Qualia

Cinq femmes artistes pro­ve­nant de dif­fé­rentes cultures mettent en paroles une expé­rience phy­sique forte, mar­quante à vie. L’une d’entre elles ne dit pas la véri­té. Du lan­gage cor­po­rel et du lan­gage par­lé. De la richesse du bilin­guisme. De la com­plexi­té des tra­duc­tions. De l’usage du sens, du son et des sens.
Qualia ques­tionne l’utilisation du son dans le sto­ry­tel­ling, sa capa­ci­té à tou­cher le sub­cons­cient, sa puis­sance à pro­vo­quer des réac­tions phy­siques et des images men­tales. Vous voyez ce que je veux dire?

Des cailloux dans les poches

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Je prends mon temps, je n’écoute même plus quand tu me dis que tu en as assez de m’attendre, je m’en veux déjà à l’idée de cou­per ta voix au mon­tage, et j’enregistre encore la musique d’une camion­nette, un mar­chand de glaces ou peut-être de fruits, je suis trop loin pour voir. Tu montes avec lui et tu t’en vas.

Et tout se tut — Und alles schwieg

Quatre voix d’hommes et femmes par­courent en alle­mand et en fran­çais les Sonnets à Orphée de Rainer Maria Rilke. Les voix, mur­mu­rées et voca­li­sées, enche­vêtrent les langues et se déploient comme une matière sonore.
Mots, timbres, expres­sion, scan­sion, sus­pen­sions, sou­pirs, rires… nous parlent de l’intérieur de l’être, celui ani­mé de souffle et sou­mis simul­ta­né­ment à la gra­vi­té ter­restre et à l’attraction des astres.

Un monde vécu

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Illustration de Claire Gatineau

Illustration de Claire Gatineau

Un monde vécu est un long voyage fait de ren­contres, auprès de ceux et celles qui ne veulent pas se lais­ser dépos­sé­der par la logique de l’agriculture indus­trielle.
Un docu­men­taire sur la recon­quête d’un monde de savoir faire et d’expérience, d’«un monde vécu» comme l’écrivait André Gorz.
Une réflexion sur la néces­saire recon­quête de notre liber­té.
Vous n’y trou­ve­rez ni d’experts ni non experts, mais sim­ple­ment des per­sonnes qui se mettent en mou­ve­ment, se ques­tionnent, tentent de trou­ver un che­min ou l’engagement laisse une place au plai­sir.

Phonobiographie #1

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C’était un jour d’hiver, à Madrid. J’ai pris l’express ‹Puerta del Sol› vers Bruxelles. A cette époque, Hendaya était le ter­mi­nus de nos trains. Les rails espa­gnols et fran­çais n’avaient pas le même écar­te­ment. Chez nous, les voies étaient plus étroites, petite mesure de défense prise par le gou­ver­ne­ment de Franco. On des­cen­dait du train, la valise dans une main et dans l’autre le pas­se­port bien ser­ré. Au milieu de la nuit, on tra­ver­sait cet espace à ciel ouvert, clô­tu­ré par des fils de métal ; cou­loir étroit et silen­cieux, inquié­tant, ‘tier­ra de nadie’. De l’autre côté, vingt-six ans d’une autre vie m’attendaient et, je crois que je le devine déjà. Ce jour-là, je n’avais que vingt-six ans. Avant ce jour-là, il y a eu d’ autres jours, des mil­liers des jours que j’entends encore…

«La vie n’est pas ce que l’on a vécu, mais ce dont on se sou­vient et com­ment on s’en sou­vient» — Gabriel Garcia Marquez.

HO

HO 4

HO où j’ai pas­sé quelques semaines à mar­cher, et à mar­cher, en Islande, la terre y éjecte sa matière, et sa matière est de l’eau, et sa matière est de l’air, et sa matière est du feu et de la terre. Les plaques (tec­to­niques) croissent et on croise une mul­ti­tude de petits gey­sers, des fume­rolles pro­ve­nant des entrailles de la terre. HO est à la fois un docu­men­taire ani­ma­lier sur la dis­pa­ri­tion des dino­saures islan­dais, un docu-fic­tion d’expédition vol­ca­nique, une fic­tion sur l’histoire de l’univers et l’apparition de la matière selon les quan­tas.

C’est une his­toire d’attirances, de forces, de répul­sions, d’agencements, de chocs. D’amour et de haine. Voici ce que pour­rait pro­po­ser cette abs­trac­tion. Ils sont mignons comme des petits lézards, dan­ge­reux comme un T-rex, et pour­tant, ne sont que de l’eau et du vent. Parfois, un peu de terre, bleue. Ou rouge.

Et tout cela fait se rap­pro­cher l’auditeur de sa radio, car il pense qu’un nou­veau pul­sar inter­fère avec les fré­quences radios de son poste radio.

thomasturine.wordpress.com