Archives de la catégorie : Art et Culture

Plaisir de lire

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Les librai­ries d’oc­ca­sion sont des lieux que j’af­fec­tionne. Elles me rap­pellent la mai­son de mon enfance, rem­plie d’é­ta­gères et de piles de livres. J’ai eu envie de par­tir à la ren­contre de libraires et de lec­teurs pour par­ta­ger avec eux, sim­ple­ment, mon amour pour le livre et la lecture.

À la mémoire de Baptiste Kada.

Des cailloux dans les poches

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Je prends mon temps, je n’é­coute même plus quand tu me dis que tu en as assez de m’at­tendre, je m’en veux déjà à l’i­dée de cou­per ta voix au mon­tage, et j’en­re­gistre encore la musique d’une camion­nette, un mar­chand de glaces ou peut-être de fruits, je suis trop loin pour voir. Tu montes avec lui et tu t’en vas.

Et tout se tut — Und alles schwieg

Quatre voix d’hommes et femmes par­courent en alle­mand et en fran­çais les Sonnets à Orphée de Rainer Maria Rilke. Les voix, mur­mu­rées et voca­li­sées, enche­vêtrent les langues et se déploient comme une matière sonore.
Mots, timbres, expres­sion, scan­sion, sus­pen­sions, sou­pirs, rires… nous parlent de l’in­té­rieur de l’être, celui ani­mé de souffle et sou­mis simul­ta­né­ment à la gra­vi­té ter­restre et à l’at­trac­tion des astres.

Existence souterraine

existence_souterrainePartage d’un moment en com­pa­gnie de Vincent Duseigne, explo­ra­teur d’univers enfouis. Il se balade et récolte des bribes d’un pas­sé indus­triel, d’une mémoire minière oubliée et cachée. L’univers des sou­ter­rains, envou­tant et dan­ge­reux, est deve­nu une pas­sion pour lui. Dans un silence gla­çant, il s’enfonce dans la pénombre. Au gré de la marche, il raconte ses trou­vailles et se livre dans ces gale­ries labyrinthiques.

L’heure bleue

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« Ça com­mence comme ça… »

Comment ça com­mence, au fond ? Et est-ce que ça finit ?

Viola Vertigo, Tiziana et Philippe peinent à dor­mir ou s’endormir. Ils se livrent pudi­que­ment, tout en sla­lo­mant entre idées pré­con­çues et hypo­thé­tiques solu­tions hasar­deuses, tra­çant et retra­çant leur vécu nocturne.

Que se passe-t-il quand le som­meil ne vient pas, alors que les ombres de l’insomnie se des­sinent sur nos murs et que la nuit n’en finit plus de silence ?

L’Heure Bleue est un docu­men­taire qui n’apporte aucune réponse ou expli­ca­tion à l’insomnie. Tout en sui­vant les dérives sen­sibles et déli­cates de la parole, il tente cepen­dant d’entrer dans un uni­vers intime, aus­si riche que varié. Sans pré­ten­tion et sans autre forme de trans­mis­sion que celle du témoignage.

Lire l’in­ter­view de la réa­li­sa­trice par Bela: http://blog.bela.be/?p=2139

Jacques Darras, un poète au pays des Belges

darras_cddJacques Darras est un poète fran­çais qui écrit sur la Belgique. Il est amou­reux de cette région du Nord, de ce fleuve euro­péen, l’Escaut, de Schelde, qui tra­verse les frontières.

Inspirée libre­ment de son livre « La recon­quête du tom­beau d’Émile Verhaeren »,

une navi­ga­tion se des­sine vers St-Amands, où repose dans son tom­beau le poète emblé­ma­tique, Émile Verhaeren. Auteur fla­mand écri­vant en fran­çais, il est à la fois poète du ter­roir et de l’Europe.

Par la voix de Jacques Darras, tel un pas­seur d’eau, Mélanie Godin et Vincent Matyn-Wallecan ont com­po­sé un essai radio­pho­nique où la poé­sie parle politique.

À tra­vers la parole de poètes des deux côtés de la fron­tière lin­guis­tique se révèle la com­plexi­té de la Belgique, labo­ra­toire d’une Europe tou­jours en construction.

Enfin, c’est aus­si et sur­tout, un poème radio­pho­nique. Une créa­tion lit­té­raire sonore. Un poème tout court.

Cette pièce radio­pho­nique est libre­ment ins­pi­rée du recueil de Jacques Darras, «La recon­quête du tom­beau d’Émile Verhaeren», paru aux édi­tions Le Cri.

Sonneur de pierre

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En sui­vant Tony Di Napoli dans son ate­lier, nous par­tons à la ren­contre d’un homme qui a consa­cré sa vie à l’art de faire son­ner les pierres. Des car­rières de la Meuse à la salle de concert en pas­sant par les pierres pré­his­to­riques du Vietnam, Tony Di Napoli nous ini­tie à la tech­nique de l’ac­cor­dage et nous fait écou­ter, pierre par pierre, la richesse sonore d’un monde miné­ral, qui n’est inerte que pour celui qui ne sait pas l’en­tendre. Au tra­vers d’une com­po­si­tion ori­gi­nale construite comme un par­cours sonore de la roche brute à la pierre taillée, nous entrons dans l’u­ni­vers poé­tique d’un musi­cien hors-pair, qui nous fait entendre l’é­cho des pierres que les pre­miers hommes ont fait sonner.

HO

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HO où j’ai pas­sé quelques semaines à mar­cher, et à mar­cher, en Islande, la terre y éjecte sa matière, et sa matière est de l’eau, et sa matière est de l’air, et sa matière est du feu et de la terre. Les plaques (tec­to­niques) croissent et on croise une mul­ti­tude de petits gey­sers, des fume­rolles pro­ve­nant des entrailles de la terre. HO est à la fois un docu­men­taire ani­ma­lier sur la dis­pa­ri­tion des dino­saures islan­dais, un docu-fic­tion d’expédition vol­ca­nique, une fic­tion sur l’histoire de l’univers et l’apparition de la matière selon les quantas.

C’est une his­toire d’attirances, de forces, de répul­sions, d’agencements, de chocs. D’amour et de haine. Voici ce que pour­rait pro­po­ser cette abs­trac­tion. Ils sont mignons comme des petits lézards, dan­ge­reux comme un T‑rex, et pour­tant, ne sont que de l’eau et du vent. Parfois, un peu de terre, bleue. Ou rouge.

Et tout cela fait se rap­pro­cher l’auditeur de sa radio, car il pense qu’un nou­veau pul­sar inter­fère avec les fré­quences radios de son poste radio.

thomasturine.wordpress.com

Los Santos

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« Je vous invite à sur­vo­ler mers et océans, tra­ver­ser de vastes plaines, et arri­ver dans les Andes boli­viennes… Là où ciel et terre s’effleurent et se confondent. Là-haut vivent les Kallawayas, un peuple, dont les tra­di­tions se sont trans­mises depuis des mil­lé­naires, se fau­fi­lant habi­le­ment à tra­vers le treillis du monde moderne. Lors de Todos Los Santos, la fête des morts, les âmes des vivants et celles des défunts se rejoignent à l’unisson révé­lant l’harmonie d’une culture singulière. »

Découvrez les pho­to­gra­phies du tour­nage ici

1+2=4

Régis et Cédric se sont ren­con­trés il y a plu­sieurs années. Ils s’aiment, ils sont là l’un pour l’autre, mais leur espace doit s’ouvrir… Au cours d’une soi­rée, ils font la ren­contre de Boris. Une his­toire à trois démarre aus­si­tôt. Avec des hauts et des bas, des nœuds et des joies…

Lors de la thé­ma­tique «Tous genres bien­ve­nus», Daniel Magnette a pré­sen­té son docu­men­taire radio­pho­nique «1+2=4».
Il a ensuite répon­du aux ques­tions du public pré­sent au PointCulture Liège le 15/11/2014.