Archives de la catégorie : Politique, Relations internationales et Mondialisation

What’s up dock ? À la rencontre des dockers du port d’Anvers

En 2014 deux bruxel­loises découvrent les dockers belges lors d’une fin de mani­fes­ta­tion tumul­tueuse dans la capi­tale. Impressionnées et intri­guées par leur déter­mi­na­tion, elles décident de par­tir à leur ren­contre dans les contrées du port d’Anvers. Au long de leur voyage dans l’univers du port, elles recueillent les voix de jeunes et de vieux dockers qui évoquent leurs luttes pas­sées et pré­sentes. Leurs récits de joie, de puis­sance col­lec­tive, mais aus­si de soli­tude ou de ten­ta­tives ratées racontent la trans­for­ma­tion des pos­si­bi­li­tés de luttes et des soli­da­ri­tés dans un monde en mutation.

Jouk li jou

JoukLiJou

Tourbillon d’hommes et de pous­sière, Port-au-Prince ne se tait jamais. De l’aube à l’aube, 2 mil­lions d’habitants, de coqs et de chiens déam­bulent sur des trot­toirs invi­sibles, livrés à eux-mêmes pour effa­cer les der­nières traces du séisme du 12 jan­vier 2010. Voici les chants de ceux qui, chaque jour, cherchent à apai­ser la terre qui gronde ou à crier plus fort qu’elle.

JOUK LI JOU en écoute sur:

Cette créa­tion a été rea­li­sée en paral­lèle du docu­men­taire audio de Caroline Berliner «Jusqu’à ce qu’il fasse jour» (52 min) consa­crée à trois artistes de Port-au-Prince lors du fes­ti­val de théâtre Quatre Chemins, à décou­vrir par ici.

Jusqu’à ce qu’il fasse jour

Jusqua_ce_qui_fasse_jour

Haïti, décembre 2014.

Poètes et pen­seurs s’apprêtent à inves­tir les ruines de Port-au-Prince pour pré­sen­ter au public leurs pro­chaines créa­tions théâtrales.

De quoi rêve-t-on quand on a 30 ans à Port-au-Prince ? Pour soi-même, pour l’autre pour le pays ? Quelle place occupe l’artiste dans un pays où tout pous­se­rait vers d’autres prio­ri­tés, plus criantes, plus néces­saires ? Avec quoi s’avance-t-on dans l’âge adulte dans un pays où l’on dit que l’on sur­vit plu­tôt que l’on vit ?

A l’aube du Festival de théâtre Quatre Chemins — et de la com­mé­mo­ra­tion du séisme qui dévas­ta le pays cinq ans plus tôt – Caroline Berliner a sui­vi leur déam­bu­la­tion sur le ter­ri­toire de la capi­tale et a cher­ché les coïn­ci­dences entre fic­tion et réa­li­té, par­cours intime et his­toire col­lec­tive, néces­si­té artis­tique et enga­ge­ment citoyen.

En paral­lèle de ce docu­men­taire, Félix Blume et Caroline Berliner ont réa­li­sé JOUK LI JOU, une carte pos­tale sonore où l’on peut entendre les chants et les sons d’une jour­née à Port-au-Prince. C’est pro­duit par Arte Radio et c’est à décou­vrir par ici.

Un article «UNE RADIOGRAPHIE DE PORT-AU-PRINCE» est paru dans le MagHaiti: à lire ici http://www.maghaiti.net/jusqua-ce-quil-fasse-jour-une-radiographie-de-port-au-prince/

Pamela

cover_pamela

Pour le dire en un mot, Pamela, c’est un feuille­ton radio­pho­nique à l’eau de rose infes­té par un virus poé­ti­co-trash appe­lé Processus, mélan­geant tout avec tout, et bou­le­ver­sant de façon déli­rante l’univers rose bon­bon très conven­tion­nel de Pamela et John.

Download the script in English HERE.

Un monde vécu

_triptyque

Illustration de Claire Gatineau

Illustration de Claire Gatineau

Un monde vécu est un long voyage fait de ren­contres, auprès de ceux et celles qui ne veulent pas se lais­ser dépos­sé­der par la logique de l’agriculture industrielle.
Un docu­men­taire sur la recon­quête d’un monde de savoir faire et d’expérience, d’«un monde vécu» comme l’écrivait André Gorz.
Une réflexion sur la néces­saire recon­quête de notre liberté.
Vous n’y trou­ve­rez ni d’experts ni non experts, mais sim­ple­ment des per­sonnes qui se mettent en mou­ve­ment, se ques­tionnent, tentent de trou­ver un che­min ou l’en­ga­ge­ment laisse une place au plaisir.

Phonobiographie #1

phonobio back side mouths end

C’était un jour d’hi­ver, à Madrid. J’ai pris l’express ‹Puerta del Sol› vers Bruxelles. A cette époque, Hendaya était le ter­mi­nus de nos trains. Les rails espa­gnols et fran­çais n’a­vaient pas le même écar­te­ment. Chez nous, les voies étaient plus étroites, petite mesure de défense prise par le gou­ver­ne­ment de Franco. On des­cen­dait du train, la valise dans une main et dans l’autre le pas­se­port bien ser­ré. Au milieu de la nuit, on tra­ver­sait cet espace à ciel ouvert, clô­tu­ré par des fils de métal ; cou­loir étroit et silen­cieux, inquié­tant, ‘tier­ra de nadie’. De l’autre côté, vingt-six ans d’une autre vie m’at­ten­daient et, je crois que je le devine déjà. Ce jour-là, je n’a­vais que vingt-six ans. Avant ce jour-là, il y a eu d’ autres jours, des mil­liers des jours que j’en­tends encore…

«La vie n’est pas ce que l’on a vécu, mais ce dont on se sou­vient et com­ment on s’en sou­vient» — Gabriel Garcia Marquez.

Mosquito

Le com­bat d’une jeune femme contre l’u­ti­li­sa­tion du répul­sif sonore Mosquito est le fil conduc­teur de cette fable caus­tique. L’appareil en ques­tion émet des sons sur­ai­gus que seules les jeunes oreilles peuvent entendre. Présenté par son fabri­cant comme un remède au com­por­te­ment anti­so­cial, le Mosquito asso­cie toute une par­tie de la popu­la­tion – les jeunes — à une espèce nui­sible. Incapable de dis­tin­guer un com­por­te­ment anti­so­cial d’un autre, il apporte à un pro­blème de socié­té réel une réponse bru­tale et sim­pliste, qui déplace le pro­blème plus qu’elle ne le résout. Mais au-delà de cette dis­cri­mi­na­tion évi­dente à l’en­contre des jeunes, le Mosquito en amène une autre plus insi­dieuse, cette fois à l’en­contre des plus vieux, car il révèle à ceux qui ne l’en­tendent plus qu’ils ont pas­sé l’âge et que leur oreille est sur la pente du déclin. Pour cette rai­son et pour ména­ger les sus­cep­ti­bi­li­tés, ce docu­men­taire est for­te­ment décon­seillé aux per­sonnes de plus de 25 ans.