Archives de la catégorie : Rapport à la langue et à l'univers de l'autre

De l’autre côté de la porte

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Lorsqu’on les croise dans la rue, on les regarde inten­sé­ment avec curio­si­té voir même avec dégoût, ou on choi­sit sim­ple­ment de les igno­rer, par gêne. Mais lors­qu’on passe de l’autre côté de la porte, que l’on pénètre leur mai­son, leur uni­vers, la ren­contre devient pos­sible. Il suf­fit de tendre l’o­reille.

Je passe cette porte depuis seize ans, pour tra­vailler à leurs côtés. Je suis édu­ca­trice spé­cia­li­sée avec des adultes han­di­ca­pés men­taux sévères à pro­fonds. Je vous invite à pas­ser le pas avec moi. A écou­ter le quo­ti­dien de ces défi­cients men­taux et des «pro­fes­sion­nels» qui assurent leur bien-être. A com­prendre nos joies, nos peines, nos peurs.

A la manière d’un car­net de voyage, ce docu­men­taire tend à faire tom­ber les bar­rières du han­di­cap men­tal, en s’y confron­tant sans alarme et sans gêne. Une plon­gée au coeur même de l’in­ti­mi­té d’un métier et de la vie de per­sonnes authen­tiques et sans arti­fices, le plus sou­vent mues par un énorme besoin d’a­mour.

Los Santos

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« Je vous invite à sur­vo­ler mers et océans, tra­ver­ser de vastes plaines, et arri­ver dans les Andes boli­viennes… Là où ciel et terre s’effleurent et se confondent. Là-haut vivent les Kallawayas, un peuple, dont les tra­di­tions se sont trans­mises depuis des mil­lé­naires, se fau­fi­lant habi­le­ment à tra­vers le treillis du monde moderne. Lors de Todos Los Santos, la fête des morts, les âmes des vivants et celles des défunts se rejoignent à l’unisson révé­lant l’harmonie d’une culture sin­gu­lière. »

Découvrez les pho­to­gra­phies du tour­nage ici

Ino Vaovao Mada?

(Comment ça va Mada ?)

Un voyage musical à travers les terres malgaches.

En l’agréable et cha­leu­reuse com­pa­gnie des mal­gaches, nous décou­vrons la vie cultu­relle et musi­cale de Madagascar. La parole est don­née aux musi­ciens des villes et vil­lages, pour nous ame­ner à com­prendre com­ment ont per­du­ré les tra­di­tions musi­cales depuis les ori­gines du pays, jusqu’à nos jours. De la beau­té et de la sim­pli­ci­té des ren­contres, émer­ge­ront des bribes du quo­ti­dien mal­gache, un mode de vie unique et authen­tique.

Plus d’i­mages ici

Une com­pi­la­tion des musiques tra­di­tion­nelles col­lec­tées à Madagascar est éga­le­ment dis­po­nible sur sup­port cd. Ce double cd est ne vente pour le coût de 6 euros; n’hé­si­tez pas à le deman­der.

Derrière chez moi

De retour dans son pays d’origine, en Kanaky Nouvelle-Calédonie, l’auteure entre­prend une quête mys­té­rieuse. Où se cache donc le cagou de son enfance ? Un souffle étrange la condui­ra dans un voyage au coeur de cette île mer­veilleuse. Guidée par l’inquiétude de ses habi­tants, elle par­ti­ra à la recherche d’un bois tabou, de l’autre côté de la mon­tagne. Car c’est là-bas, sur cette terre rouge si convoi­tée, que se joue l’avenir de tout un peuple.

Co-pro­duc­tion atha­nor et l’acsr.

Anton et Quentin

Anton et Quentin, deux frères. Quentin n’a pas accès au lan­gage et a été pla­cé dans un centre par ses parents. Anton ne peut pas se rési­gner à l’enfermement de son frère autiste, il a mit en place un mode de com­mu­ni­ca­tion où il démontre que son frère Quentin est un être à part entière, un sujet qui désire vrai­ment même si son accès au lan­gage est extrê­me­ment res­treint. Mais les idées et les entre­prises d’Anton ne sont pas aux goûts de tout le monde…

La femme sans visage

«La femme sans visage» est un rêve. Les per­son­nages n’ont pas de visage. Ils ne sont plus que voix, et les voix des per­son­nages déclinent un même texte, une même musique, un même fan­tasme. La sen­sua­li­té des voix est étrange parce qu’elle ren­voie à la mort. L’auditeur est dans une sorte de demi-som­meil: il écoute les voix des quatre comé­diennes qui se par­tagent le texte pour ne for­mer qu’un per­son­nage, dans quatre langues (Français, Anglais, Italien et Allemand) et il entend des sons du réel, exté­rieurs au rêve qui peuvent inter­ve­nir comme élé­ments déclen­cheurs ou de rup­ture. Les deux tem­po­ra­li­tés (réel et rêve) s’in­fluencent.