Les yeux vers le ciel

sous le ciel terril

C’est un homme dis­cret, peu connu du vil­lage. Il ne cherche guère la lumière : son affaire à lui, c’est les pigeons. Comment on les soigne, com­ment on les nour­rit, com­ment ils volent pour offrir en retour ce plai­sir du regard, entendre leurs ailes cla­quer au vent. La vita­li­té. L’important, c’est la vita­li­té. De la vie de cet homme, on entre­voit plus lar­ge­ment les voi­sins qui conti­nuent à vivre, les autres colom­bo­philes avec qui par­ta­ger une même pas­sion, la pos­si­bi­li­té de regar­der jusqu’au pont et la rivière tout au fond, invi­sible, inau­dible mais encore de ce monde. Voir loin. Et c’est ain­si depuis l’enfance. Peut-être qu’avec les années, le vil­lage n’est plus vrai­ment un vil­lage, la colom­bo­phi­lie un man­teau qui ne tient plus si chaud, l’avenir un mot deve­nu illi­sible. Certaines cartes se brouillent mais le ter­ri­toire, lui, demeure : il faut abso­lu­ment évi­ter de recu­ler. Reprenons : c’est un homme et le ciel. C’est quelqu’un de com­mun dans un monde com­mun.

Réalisation: Emmanuel Massart Prise de son: Matthieu Virot Montage: Matthieu Virot et Emmanuel Massart Mixage: Jeanne Debarsy Photo de pochette: Pierre-Yves Dallenogare « Sur le terril et sous le ciel » (2009) Remerciements: Carina, Jean-Marie et ceux qui les entourent, le club des colombophiles de Antheit, Patricia Naftali.

Production : acsr Avec le soutien du FACR de la Fédération Wallonie-Bruxelles,

Licence : SCAM Belgique

Diffusions/Séances d'écoute

02/07, 20/05 et 02/06/2011 - Radio Panik
27/06/2011 - Radio Campus Bruxelles
23/09/2012 - Radio Primitive
19/10/2012 - Canal Sud
28/07/2013 - Campus Grenoble
08/02/2014 -  Scarpe Sensée
2/11/2014 - Radio Primitive
16/03/2015 - Radio Valois Multien
18/03/2015 - Radio Valois Multien
19/03/2015 - Radio Valois Multien
20/09/2015 - Radio Grésivaudan
14/10/2015 - RQC (+ 3 rediffusions)
14/01/2018 - Radio Primitive

Je ne suis pas un homme de son, pas tout à fait un homme d’image. Tout au plus, ai-je l’envie d’aller frapper à des portes et voir ce qui est possible une fois celles-ci ouvertes. Un jour, ce fut un colombophile, fortuitement. Le jour suivant, les bureaux de l’acsr. Ensuite, tirer la corde, avec cette préoccupation d’essayer de faire exister des gens à qui nous disons tous les jours : « vous n’existez pas. »