Monstruations

On pourrait être des monstres*. Arrêter de se contenir. Les règles, ce serait ça : cesser de se taire, de s’excuser ou de se cacher.

*Monstre, issu du latin monere : aver­tir, éclai­rer, inspirer.

Synopsis

Jérusalem. Berceau de tra­di­tions patriar­cales, zone de frot­te­ments, caisse de réso­nance. À la croi­sée des che­mins, avec Vivien, Bitya, Rachida, Yaël, Carrie, Waed, Anne-Laure, Amira et d’autres en fili­grane, l’ex­pé­rience (pré-)menstruelle se raconte.

Voyage poé­tique et immer­sif dans cette ville-chau­dron, Monstruations lève un coin de voile sur les règles asso­ciées aux règles, les tabous et repré­sen­ta­tions qu’on y attache, les désordres et les méta­mor­phoses qu’elles suscitent.

1. La face cachée de la lune

Avec Vivien, Bitya, Carrie, Anne-Laure, Yaël, Amira et bien d’autres en fili­grane, on raconte, on ques­tionne, on se sai­sit des mots et on les frotte les uns aux autres : ça fait jaillir des étin­celles, ça peut allu­mer des feux.

*

Sang secret, sang tabou, sang hon­teux ou impur : d’une culture à l’autre, l’expérience (pré)menstruelle est l’objet d’une ava­lanche de pres­crip­tions et de croyances.

Les récits croi­sés d’une rab­bine en rébel­lion, d’une pas­teure dou­la, d’une musul­mane fémi­niste, d’une sol­date et spor­tive d’élite, d’une conser­va­trice de semences anthro­po­logue et d’une sage-femme yogi éclairent et inter­rogent la façon dont la culture informe ce vécu, si sou­vent relé­gué dans le registre de l’inaudible.

2. Le cycle indocile 

Sortie pré­vue le 21 juin

Mais à tra­vers le cycle mens­truel, ses sai­sons et ses troubles, qu’est-ce qui se révèle, au juste ?

À Jérusalem, les jours pré­mens­truels sont des jours dan­ge­reux. Ça serre. Ça presse. Comme si quelque chose vou­lait sor­tir. Avec Vivien, Waed, Carrie, Rachida, Anne-Laure, Yaël et les autres, on se dit : rugir, plu­tôt que rougir.

*

Dans cette ville dont l’exacerbation fait étran­ge­ment écho à celle qu’on tra­verse à l’approche des règles, l’intime rejoint le poli­tique. Les récits se pro­longent. Racontée par les unes et les autres, l’expérience du cycle et de ses tur­bu­lences est une plon­gée dans les remous de l’existence et de ses questionnements.

Que le sang isole, qu’il soit deuil ou déli­vrance, que son arri­vée rende féroce, souf­frante, puis­sante ou vul­né­rable, ne pour­rait-il pas être aus­si, en fin de compte, le lieu d’une pos­sible réinvention ?

Écriture et réalisation : Soline de Laveleye Traduction : Soline de Laveleye Prise de son : Roxane Brunet, Gregor Beck, Soline de Laveleye Montage et mixage : Gregor Beck Graphisme : Gaelle de Laveleye   Merci à Ada, Amira, Anne-Laure, Bitya, Carrie, Caroline, Eliora, Fatiha, Ingrid, Joy, Ludivine, Macarena, Malak, Miral, Nadiça, Noémie, Orfa, Rachida, Rim, Sabreen, Sadia, Shireen, Shoshana, Sophie, Tanja, Vivien, Wa3d, Yael… Et merci à Gaëlle, Viviane, Paula, Priscille et toute l'équipe de l'acsr.

Production : Across Stickos asbl, avec le soutien de l'acsr et du FACR

Licence : SCAM