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Au Rythme endiablé de la Bomba

copy­right Alice Bossut

Davilara est une légende vivante de la bom­ba, cette per­cus­sion jouée dans la Vallée du Chota, une région arpen­tée où vivent les com­mu­nau­tés afro-des­cen­dantes en Équateur.
Mais un jour, le Diable en per­sonne vient le défier. Là haut, au som­met de la mon­tagne, le musi­cien va devoir prou­ver son cou­rage, sa dex­té­ri­té et son endu­rance.

Une his­toire à écou­ter et à dan­ser à par­tir de 5 ans.

Naufrage en pleine terre

C’est L’Histoire … d’un héri­tage,
Une sorte de conte désen­chanté, trans­mis de mère en fille,
Un tas en vrac dans lequel se noue le récit d’une famille ;

L’Histoire d’un trop plein,
Un empa­que­tage sans fin d’objets que l’on porte, que l’on pousse, que l’on tire,
De caisses en car­ton où, entre les bibe­lots, s’agglutinent fan­tômes et sou­ve­nirs.

L’Histoire aus­si d’un vide,
Qui, brassé par les vagues de la mémoire, refait sur­face,
Et per­met d’apprivoiser le chaos et rega­gner de l’espace ;

C’est l’Histoire d’une tra­gé­die du quo­ti­dien,
Celle d’un pay­sage où l’on se noie, les deux pieds ancrés dans la matière,
Il était une fois …
« Naufrage en pleine terre »

Le tigre de papier

Dans les débats liés à la dis­cri­mi­na­tion, aux chan­ge­ments de socié­té, aux vio­lences poli­cières, à l’islam, au voile, ou encore à l’histoire colo­niale belge, à la Place Lumumba, aux sta­tues et noms de rue de Bruxelles, cer­taines pen­sées sont res­tées inau­dibles un temps.

Grandis dans la capi­tale, actifs au sein des sphères scien­ti­fiques, éco­no­miques, cultu­relles et socio-poli­tiques belges, 12 inter­ve­nants m’ont consa­cré ce temps. Le che­mi­ne­ment cho­ral, tis­sé à par­tir de leurs réponses, évoque la rela­tion à l’histoire, aux fis­sures, et au sens que l’on se donne.

Entre appa­ri­tions, aspi­ra­tions, oublis, il existe une réso­nance de quelque chose qui a tin­té dés le départ. Mais que l’on n’a pas enten­du. Qui entoure un débat avant même qu’il ne com­mence. Ce pre­mier opus par­tage la sor­tie de cette étape trop étroite.
Le second évo­que­ra les réfé­rences et les évé­ne­ments, les actions menées dans le cadre de l’émancipation, du tra­vail et des pro­jets qui ont émer­gés au fil de cette réso­nance.

Le prix de l’exil

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Rabia vient du Maroc, de Oujda, une ville à l’économie lami­née et où les regards ne se tournent plus que vers « El Kharij », l’extérieur, comme disent cer­tains pour dési­gner l’Europe. Rêvant de chan­ger sa des­ti­née et celle de sa famille, Rabia a déci­dé de rejoindre cette Belgique incon­nue, fan­tas­mée et riche en pro­messes de len­de­mains meilleurs. Elle ne connaît pas encore le prix de l’exil…

« Nous sommes tous appe­lés à par­tir de chez nous, nous enten­dons tous l’appel du large (…), le besoin de quit­ter la terre natale, parce que sou­vent elle n’est pas assez riche, assez aimante, assez géné­reuse pour nous gar­der auprès d’elle. »

Tahar Ben Jelloun

Ino Vaovao Mada?

(Comment ça va Mada ?)

Un voyage musical à travers les terres malgaches.

En l’agréable et cha­leu­reuse com­pa­gnie des mal­gaches, nous décou­vrons la vie cultu­relle et musi­cale de Madagascar. La parole est don­née aux musi­ciens des villes et vil­lages, pour nous ame­ner à com­prendre com­ment ont per­du­ré les tra­di­tions musi­cales depuis les ori­gines du pays, jusqu’à nos jours. De la beau­té et de la sim­pli­ci­té des ren­contres, émer­ge­ront des bribes du quo­ti­dien mal­gache, un mode de vie unique et authen­tique.

Plus d’i­mages ici

Une com­pi­la­tion des musiques tra­di­tion­nelles col­lec­tées à Madagascar est éga­le­ment dis­po­nible sur sup­port cd. Ce double cd est ne vente pour le coût de 6 euros; n’hé­si­tez pas à le deman­der.

Traces

Maky, rap­peur et slam­meur bruxel­lois, pro­pose un ate­lier d’é­cri­ture aux déte­nus de la pri­son de Nivelles. Il entraîne une poi­gnée d’hommes à se sai­sir de l’o­ra­li­té, à tri­po­ter les mots et à s’a­guer­rir de « leurs peines ». Dans une langue urbaine et musi­cale aux accents métis­sés, Yannick, Natan et le P’tit Yan nous font par­ta­ger leur vécu, leurs res­sen­tis, leurs amer­tumes et leurs espoirs pour un futur qu’ils ima­ginent loin des murs ternes de la pri­son. L’atelier est là, mais tous ne par­viennent pas à s’en sai­sir. Entre dis­cordes, désir et décou­ra­ge­ment, il révèle un quo­ti­dien car­cé­ral empreint de nos­tal­gie, de haine et de cynisme.