Archives du mot-clé : Belgique

Amikejo

Il existe en Belgique tout au bord de la fron­tière un petit coin où l’on parle alle­mand, où les forêts sont pro­fondes, et où, dans la petite ville de St Vith, 9 661 habi­tants, un groupe d’hu­mains, une bande de théâtre, se lève régu­liè­re­ment pour dire, en alle­mand : Das ist’s was wir sagen wollen !*
Pour la plus grande joie des spec­ta­teurs, et par­fois, aus­si, pour leur colère bien trempée…
Amikejo c’est le por­trait de ces fous de théâtre et de leur région si particulière.
C’est aus­si, en fili­granes, une invi­ta­tion à réflé­chir sur les uto­pies col­lec­tives et l’u­to­pie euro­péenne du vivre ensemble, qui semblent aujourd’­hui bien mises à mal, et où le retour des fron­tières et les ques­tions iden­ti­taires n’an­noncent rien qui vaille…

* Voilà ce que nous vou­lons vous dire!

Meute

Issu du trip­tyque Baron samedi

Partie 1

Un homme vit seul dans une petite mai­son à la cam­pagne. Pendant sa balade quo­ti­dienne, il ren­contre un chien. Ayant deux steaks dans son fri­go, il lui en offre un et mange le second. Le len­de­main, il n’y a pas un chien, mais deux. Heureusement, le super­mar­ché est ouvert. Ils mangent cha­cun leur steak. Le jour d’après, il y en a trois. Et le sui­vant quatre. Et puis cinq. Et six. Aujourd’hui, trente. Il n’y a plus de steak au super­mar­ché. Et les chiens ont faim.

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Triptyque Baron Samedi

Ces trois fic­tions radio­pho­niques, en sté­réo et en binau­ral, ne racontent qu’une seule et même histoire.

Qu’est-ce que l’i­ma­gi­na­tion crée pour ne pas subir le manque ?

Fragment après frag­ment le trau­ma­tisme se déploie.

De ce déploie­ment naît un paysage.

Des chemins de traverse

Il existe en Wallonie comme dans beau­coup d’autres endroits, des per­sonnes à qui l’on a trans­mis des prières secrètes pour soi­gner, sou­la­ger la dou­leur et les maux du quotidien.
Une pra­tique ances­trale et vivace, qui fonc­tionne sans que l’on ne sache vrai­ment ni com­ment ni pour­quoi. Ici on se le raconte, du presque rien qui compte beaucoup.

Rascasse le vieux marin

La vie a chan­gé dans le petit port de pêche depuis que Rascasse a décou­vert une étrange bou­teille en plas­tique sur la plage. Il décide de s’en sépa­rer en pre­nant le large mais la mer le sur­prend et lui donne une mission…Ensemble, ils embarquent pour un monde oni­rique empreint de conscience écologique.

Interview sur Radio Evasion

L’univers danse le Semah

« L’Univers danse le semah » est un témoi­gnage d’exil. Celui d’une mino­ri­té hété­ro­doxe long­temps per­sé­cu­tée par l’Etat turc, les alé­vis, dont les pra­tiques rituelles sont émi­nem­ment basées sur la musique, la danse et la poé­sie. En quête d’une recon­nais­sance au-delà de l’islam, une par­tie de la com­mu­nau­té des alé­vis de Belgique tente aujourd’hui de pré­ser­ver et redé­cou­vrir ces tra­di­tions musi­cales. Ces formes de résis­tances cultu­relles sont une occa­sion d’explorer de nou­veaux ter­ri­toires poli­tiques et sonores où se réin­vente une parole long­temps brimée.

Le demi grand coeur de Michel Berger

Un grand coup de foudre à la base du crâne, des biches dans une forêt, le son du vent dans les tuyaux, Jeanne d’Arc sur le bûcher, les patates comme des Dieux, les pin­gouins enfin libres, Ilsa la louve des S.S., une baleine avec son balei­neau, Jurassic Parc et sur­tout la musique, encore la musique…
Le demi grand coeur de Michel Berger, un por­trait mys­tique, musi­cal et sensible.

Rencontre-Écoute publique: Monsieur le Directeur

Dimanche 21 jan­vier 2018 à 17h

Au CENTRE CULTUREL JACQUES FRANCK 
Chaussée De Waterloo 94, 1060 Bruxelles
Entrée libre, séance en pré­sence de la réa­li­sa­trice CORINNE DUBIEN

Monsieur de Directeur
Un docu­men­taire de Corinne Dubien ( 2017 — 56min30)

Entre 1958 et 1968, les réac­tions sou­vent pas­sion­nées et pas­sion­nantes des audi­teurs de l’INR (ancêtre de la RTB). À tra­vers une sélec­tion de lettres entre­la­cée à des archives de la radio d’alors, ce docu­men­taire explore les façons de faire et d’écouter la radio, et nous inter­roge sur la place qu’elle occupe aujourd’hui dans nos vies.

Une copro­duc­tion Toposonie et la RTBF, avec le sou­tien de l’ACSR et du FACR de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

https://www.facebook.com/events/339374653196244/

Avec le vent

Tout d’abord, il y a le souffle, celui qui rassure…
Ensuite arrive le son, celui qui raconte…
Virginia, Aram et Vardan soufflent leurs émo­tions et de ce souffle nous par­viennent leurs his­toires. L’histoire de l’exil, des sou­ve­nirs d’Arménie, un jour où le vent s’est levé et où il a fal­lu tout quitter.

Monsieur le Directeur

Ainsi com­mencent les cour­riers adres­sés au Directeur de la radio publique belge entre 1958 et 1968. Tous les pré­textes sont bons pour prendre la plume : un audi­teur se plaint de la dif­fu­sion d’une chan­son aux paroles jugées trop osées, une jeune fille se demande com­ment deve­nir spea­ke­rine, les ouvriers d’une usine sou­hai­te­raient entendre plus d’opérettes à l’heure de leur pause déjeuner, …

Au cours de cette décen­nie, pour des rai­sons tout autant poli­tiques, socié­tales que tech­niques, la radio se méta­mor­phose. Elle se fait de moins en moins véhi­cule de la parole offi­cielle, pour se tour­ner vers une pro­gram­ma­tion diver­tis­sante adap­tée aux mœurs d’une nou­velle géné­ra­tion ; et deve­nir peu à peu le lieu de l’émancipation d’une parole récol­tée doré­na­vant sur le terrain.

À tra­vers une sélec­tion de lettres entre­la­cée à des archives de la radio d’alors, ce docu­men­taire explore les façons de faire et d’écouter la radio, et nous inter­roge sur la place qu’elle occupe aujourd’hui dans nos vies.


Teaser vidéo réa­li­sé par Maël Lagadec.

Le tigre de papier

Dans les débats liés à la dis­cri­mi­na­tion, aux chan­ge­ments de socié­té, aux vio­lences poli­cières, à l’islam, au voile, ou encore à l’histoire colo­niale belge, à la Place Lumumba, aux sta­tues et noms de rue de Bruxelles, cer­taines pen­sées sont res­tées inau­dibles un temps.

Grandis dans la capi­tale, actifs au sein des sphères scien­ti­fiques, éco­no­miques, cultu­relles et socio-poli­tiques belges, 12 inter­ve­nants m’ont consa­cré ce temps. Le che­mi­ne­ment cho­ral, tis­sé à par­tir de leurs réponses, évoque la rela­tion à l’histoire, aux fis­sures, et au sens que l’on se donne.

Entre appa­ri­tions, aspi­ra­tions, oublis, il existe une réso­nance de quelque chose qui a tin­té dés le départ. Mais que l’on n’a pas enten­du. Qui entoure un débat avant même qu’il ne com­mence. Ce pre­mier opus par­tage la sor­tie de cette étape trop étroite.
Le second évo­que­ra les réfé­rences et les évé­ne­ments, les actions menées dans le cadre de l’émancipation, du tra­vail et des pro­jets qui ont émer­gés au fil de cette résonance.