Archives du mot-clé : Belgique

Terre, clopes et caféine

Portrait d’un métier de la mort. Celui d’un fos­soyeur. Celui de Patrick. A tra­vers son expé­rience, s’im­pro­vise une balade à la décou­verte des allées silen­cieuses du lieu emblé­ma­tique que repré­sente le cime­tière d’Ixelles. Patrick évoque les corps qui reposent sous la terre, se sou­vient de ceux qui n’y sont plus. En s’en­fon­çant davan­tage dans les allées, entre tombes fraî­che­ment creu­sées et fleurs fanées, la per­son­na­li­té du jeune fos­soyeur se dévoile.

What’s up dock ? À la rencontre des dockers du port d’Anvers

En 2014 deux bruxel­loises découvrent les dockers belges lors d’une fin de mani­fes­ta­tion tumul­tueuse dans la capi­tale. Impressionnées et intri­guées par leur déter­mi­na­tion, elles décident de par­tir à leur ren­contre dans les contrées du port d’Anvers. Au long de leur voyage dans l’univers du port, elles recueillent les voix de jeunes et de vieux dockers qui évoquent leurs luttes pas­sées et pré­sentes. Leurs récits de joie, de puis­sance col­lec­tive, mais aus­si de soli­tude ou de ten­ta­tives ratées racontent la trans­for­ma­tion des pos­si­bi­li­tés de luttes et des soli­da­ri­tés dans un monde en mutation.

Gnawas, jour et nuit

Illustration: Margaux Nessi

Dans un ter­ri­toire bruxel­lois fer­tile à la créa­tion, à la dif­fu­sion cultu­relle et dans le contexte actuel trou­blé, une par­tie de la com­mu­nau­té maro­caine de Belgique per­pé­tue une branche cap­ti­vante de son héri­tage, la musique gna­wa, une musique spi­ri­tuelle, de transe, intro­duite dans le monde arabe par les esclaves noirs.
Aujourd’hui, ses membres résistent à leur manière en trans­met­tant loca­le­ment l’es­thé­tique envoû­tante d’une musique por­tée par les chants et les sono­ri­tés cap­ti­vantes des ins­tru­ments qui lui sont propres (le guem­bri, le tbel et les qrâqeb).

Qualia

Cinq femmes artistes pro­ve­nant de dif­fé­rentes cultures mettent en paroles une expé­rience phy­sique forte, mar­quante à vie. L’une d’entre elles ne dit pas la véri­té. Du lan­gage cor­po­rel et du lan­gage par­lé. De la richesse du bilin­guisme. De la com­plexi­té des tra­duc­tions. De l’u­sage du sens, du son et des sens.
Qualia ques­tionne l’utilisation du son dans le sto­ry­tel­ling, sa capa­ci­té à tou­cher le sub­cons­cient, sa puis­sance à pro­vo­quer des réac­tions phy­siques et des images men­tales. Vous voyez ce que je veux dire?

Femmes de Gilles

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A Binche, les femmes ne peuvent pas être Gilles. Pourtant, on dit qu’un homme n’est rien sans sa femme. Dans les cou­lisses du Carnaval, quatre femmes d’une même famille, quatre géné­ra­tions dif­fé­rentes, racontent leur façon de vivre cet évé­ne­ment unique dans le folk­lore belge, depuis les pré­pa­ra­tifs jusqu’au grand ras­sem­ble­ment. Autrefois, si la place des femmes au sein du Carnaval était une repro­duc­tion du rôle social de la femme dans la socié­té, aujourd’hui, il semble qu’on assiste davan­tage à un jeu de rôles accep­té tant par les hommes que par les femmes. Il s’agit plus de re-vivre à l’infini les sou­ve­nirs du temps pas­sé d’une manière col­lec­tive, et de conso­li­der les liens sociaux et fami­liaux des habi­tants à l’intérieur de la cité fortifiée.

Article paru dans Syntone: http://syntone.fr/au-carnaval-de-binche-des-femmes-face-aux-masques/

Derrière les yeux

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J’ai tou­jours connu ma grand-mère, Eugénie, comme quelqu’un d’authentique, une conteuse, une bonne vivante, ani­mée d’un esprit posi­tif. Lors de nos ren­contres, nous échan­geons sur sa vie et plus par­ti­cu­liè­re­ment sur la vie rurale dans les Ardennes. Elle me raconte sur le ton de l’humour com­ment à l’âge de 38 ans elle a per­du pro­gres­si­ve­ment la vue. N’étant pas née à cette époque, j’a­vais envie d’en savoir davan­tage. Je découvre ain­si com­ment elle a fait face à cette perte. Et je me rends compte à quel point son quo­ti­dien est orga­ni­sé en fonc­tion de sa céci­té: comp­ter les marches, se repé­rer à la lumière…

Des cd’s séri­gra­phiés en édi­tion limi­tée et au prix de 6euros peuvent être com­man­dés à atelier[at]acsr.be.

Be scape

Bescape

C’est une marche tra­ver­sant des espaces sonores Belges. Namur, Eupen, St-amands, Malines, Binche… Des sons récol­tés sur une période de trois ans.

Les temps et les espaces se super­posent, l’au­di­teur est invi­té à les traverser.

La vie se déroule et chante, tré­pigne, longe des canaux, frappe et mar­tèle le sol. Il y a de grands espaces, des tours, des rivières, mais aus­si des pièces fer­mées, des chambres et des esca­liers qui com­mu­niquent avec le dehors. Cette com­po­si­tion est éga­le­ment un rap­pel de l’im­por­tance des sons du quo­ti­dien face à l’u­ni­for­mi­sa­tion commerciale.

Oeuvre ins­pi­rée par les textes de Jacques Darras et nos tra­ver­sée de la Belgique.

Un monde vécu

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Illustration de Claire Gatineau

Illustration de Claire Gatineau

Un monde vécu est un long voyage fait de ren­contres, auprès de ceux et celles qui ne veulent pas se lais­ser dépos­sé­der par la logique de l’agriculture industrielle.
Un docu­men­taire sur la recon­quête d’un monde de savoir faire et d’expérience, d’«un monde vécu» comme l’écrivait André Gorz.
Une réflexion sur la néces­saire recon­quête de notre liberté.
Vous n’y trou­ve­rez ni d’experts ni non experts, mais sim­ple­ment des per­sonnes qui se mettent en mou­ve­ment, se ques­tionnent, tentent de trou­ver un che­min ou l’en­ga­ge­ment laisse une place au plaisir.

Existence souterraine

existence_souterrainePartage d’un moment en com­pa­gnie de Vincent Duseigne, explo­ra­teur d’univers enfouis. Il se balade et récolte des bribes d’un pas­sé indus­triel, d’une mémoire minière oubliée et cachée. L’univers des sou­ter­rains, envou­tant et dan­ge­reux, est deve­nu une pas­sion pour lui. Dans un silence gla­çant, il s’enfonce dans la pénombre. Au gré de la marche, il raconte ses trou­vailles et se livre dans ces gale­ries labyrinthiques.