Archives du mot-clé : Bruxelles

Peur-répondre

Commentaires ame­nés à par­ler. Une créa­tion radio­pho­nique de textes trouvés.

Au moment où l’outil poli­tique — peur — est fécon­dé par la numé­ri­sa­tion des médias une réac­tion semble vitale: arti­cu­ler et par­ta­ger les peurs dif­fuses, sournoises.
Les com­men­taires sont des fils de dis­cus­sions sans queue ni tête. Ces poly­logues se trans­forment-ils quant on tente de les faire entendre?

Malgré les algo­rithmes qui filtrent, ana­lysent, cen­surent et des équipes d’administrateurs qui gèrent du conte­nu; il n’y a pas de vue d’ensemble. Nous ne pou­vons qu’en rete­nir des frag­ments, des ins­tan­ta­nés, des snap-shots. Des idées.

Comme maté­riau d’écriture, Peur-répondre uti­lise des com­men­taires écrits, authen­tiques, trou­vés sur inter­net. Ils sont pris aux sérieux et inter­pré­tés par des voix ama­teurs. Nous avons ras­sem­blé ces frag­ments sonores sous forme de collage.

Le dis­cours n’est pas déta­chable du média. Quelle tableau appa­raît lors d’une soni­fi­ca­tion hybride de ces pla­te­formes, for­cé­ment sub­jec­tive et linéaire? Nous avons tra­duit et ren­du audible les élé­ments visuels des pla­te­formes: Para-textes, Thumbnails, Likes, Scrolls etc.

À la place de la quan­ti­fi­ca­tion et de la sta­tis­tique, nous cher­chons à rendre compte avec nos moyens artis­tiques. C’est notre contri­bu­tion à la discussion.

L’univers danse le Semah

« L’Univers danse le semah » est un témoi­gnage d’exil. Celui d’une mino­ri­té hété­ro­doxe long­temps per­sé­cu­tée par l’Etat turc, les alé­vis, dont les pra­tiques rituelles sont émi­nem­ment basées sur la musique, la danse et la poé­sie. En quête d’une recon­nais­sance au-delà de l’islam, une par­tie de la com­mu­nau­té des alé­vis de Belgique tente aujourd’hui de pré­ser­ver et redé­cou­vrir ces tra­di­tions musi­cales. Ces formes de résis­tances cultu­relles sont une occa­sion d’explorer de nou­veaux ter­ri­toires poli­tiques et sonores où se réin­vente une parole long­temps brimée.

Avec le vent

Tout d’abord, il y a le souffle, celui qui rassure…
Ensuite arrive le son, celui qui raconte…
Virginia, Aram et Vardan soufflent leurs émo­tions et de ce souffle nous par­viennent leurs his­toires. L’histoire de l’exil, des sou­ve­nirs d’Arménie, un jour où le vent s’est levé et où il a fal­lu tout quitter.

Monsieur le Directeur

Ainsi com­mencent les cour­riers adres­sés au Directeur de la radio publique belge entre 1958 et 1968. Tous les pré­textes sont bons pour prendre la plume : un audi­teur se plaint de la dif­fu­sion d’une chan­son aux paroles jugées trop osées, une jeune fille se demande com­ment deve­nir spea­ke­rine, les ouvriers d’une usine sou­hai­te­raient entendre plus d’opérettes à l’heure de leur pause déjeuner, …

Au cours de cette décen­nie, pour des rai­sons tout autant poli­tiques, socié­tales que tech­niques, la radio se méta­mor­phose. Elle se fait de moins en moins véhi­cule de la parole offi­cielle, pour se tour­ner vers une pro­gram­ma­tion diver­tis­sante adap­tée aux mœurs d’une nou­velle géné­ra­tion ; et deve­nir peu à peu le lieu de l’émancipation d’une parole récol­tée doré­na­vant sur le terrain.

À tra­vers une sélec­tion de lettres entre­la­cée à des archives de la radio d’alors, ce docu­men­taire explore les façons de faire et d’écouter la radio, et nous inter­roge sur la place qu’elle occupe aujourd’hui dans nos vies.


Teaser vidéo réa­li­sé par Maël Lagadec.

Le tigre de papier

Dans les débats liés à la dis­cri­mi­na­tion, aux chan­ge­ments de socié­té, aux vio­lences poli­cières, à l’islam, au voile, ou encore à l’histoire colo­niale belge, à la Place Lumumba, aux sta­tues et noms de rue de Bruxelles, cer­taines pen­sées sont res­tées inau­dibles un temps.

Grandis dans la capi­tale, actifs au sein des sphères scien­ti­fiques, éco­no­miques, cultu­relles et socio-poli­tiques belges, 12 inter­ve­nants m’ont consa­cré ce temps. Le che­mi­ne­ment cho­ral, tis­sé à par­tir de leurs réponses, évoque la rela­tion à l’histoire, aux fis­sures, et au sens que l’on se donne.

Entre appa­ri­tions, aspi­ra­tions, oublis, il existe une réso­nance de quelque chose qui a tin­té dés le départ. Mais que l’on n’a pas enten­du. Qui entoure un débat avant même qu’il ne com­mence. Ce pre­mier opus par­tage la sor­tie de cette étape trop étroite.
Le second évo­que­ra les réfé­rences et les évé­ne­ments, les actions menées dans le cadre de l’émancipation, du tra­vail et des pro­jets qui ont émer­gés au fil de cette résonance.

Terre, clopes et caféine

Portrait d’un métier de la mort. Celui d’un fos­soyeur. Celui de Patrick. A tra­vers son expé­rience, s’im­pro­vise une balade à la décou­verte des allées silen­cieuses du lieu emblé­ma­tique que repré­sente le cime­tière d’Ixelles. Patrick évoque les corps qui reposent sous la terre, se sou­vient de ceux qui n’y sont plus. En s’en­fon­çant davan­tage dans les allées, entre tombes fraî­che­ment creu­sées et fleurs fanées, la per­son­na­li­té du jeune fos­soyeur se dévoile.

Gnawas, jour et nuit

Illustration: Margaux Nessi

Dans un ter­ri­toire bruxel­lois fer­tile à la créa­tion, à la dif­fu­sion cultu­relle et dans le contexte actuel trou­blé, une par­tie de la com­mu­nau­té maro­caine de Belgique per­pé­tue une branche cap­ti­vante de son héri­tage, la musique gna­wa, une musique spi­ri­tuelle, de transe, intro­duite dans le monde arabe par les esclaves noirs.
Aujourd’hui, ses membres résistent à leur manière en trans­met­tant loca­le­ment l’es­thé­tique envoû­tante d’une musique por­tée par les chants et les sono­ri­tés cap­ti­vantes des ins­tru­ments qui lui sont propres (le guem­bri, le tbel et les qrâqeb).

Qualia

Cinq femmes artistes pro­ve­nant de dif­fé­rentes cultures mettent en paroles une expé­rience phy­sique forte, mar­quante à vie. L’une d’entre elles ne dit pas la véri­té. Du lan­gage cor­po­rel et du lan­gage par­lé. De la richesse du bilin­guisme. De la com­plexi­té des tra­duc­tions. De l’u­sage du sens, du son et des sens.
Qualia ques­tionne l’utilisation du son dans le sto­ry­tel­ling, sa capa­ci­té à tou­cher le sub­cons­cient, sa puis­sance à pro­vo­quer des réac­tions phy­siques et des images men­tales. Vous voyez ce que je veux dire?

Tu travailles, t’as droit au chômage

Pochette_art60

Les béné­fi­ciaires du reve­nu d’in­té­gra­tion au CPAS de St-Gilles ont l’op­por­tu­ni­tés de tra­vailler pour ouvrir leurs droits au chô­mage dans le cadre d’un contrat Article 60. C’est l’oc­ca­sion pour Diane, elle-même en Article 60, de les ren­con­trer, recueillir leurs craintes, leurs espoirs face au mar­ché de l’emploi tou­jours plus inquiétant.

En com­plé­ment, à réécou­ter sur le site de radio Panik, un entre­tien avec la réalisatrice:

Plaisir de lire

plaisirdelire

Les librai­ries d’oc­ca­sion sont des lieux que j’af­fec­tionne. Elles me rap­pellent la mai­son de mon enfance, rem­plie d’é­ta­gères et de piles de livres. J’ai eu envie de par­tir à la ren­contre de libraires et de lec­teurs pour par­ta­ger avec eux, sim­ple­ment, mon amour pour le livre et la lecture.

À la mémoire de Baptiste Kada.