Archives du mot-clé : ecriture radio

La Sardine et le Loup de mer

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Naguère, au ver­so des cartes de navi­ga­tion, on trou­vait le récit d’une aven­ture mari­time exem­plaire pour par­faire l’é­du­ca­tion des jeunes marins. En 2014, j’enfile un ciré jaune et embarque à bord du voi­lier d’un vieux loup de mer pour tra­ver­ser la Manche. S’engage une conver­sa­tion autour d’un savoir-faire, d’une pra­tique: il paraît que la meilleure façon d’ap­prendre la navi­ga­tion, c’est de prendre la mer.

Les mots de ma mère

Aujourd’hui, ma mère a ten­té de payer le bura­liste du vil­lage avec des billets de Monopoly, elle pen­sait qu’il ne ferait pas la dif­fé­rence. Elle est atteinte d’une mala­die neu­ro­dé­gé­né­ra­tive appe­lée Démence Sémantique : une pomme, une chaise, une fleur sont des mots qu’elle ne connaît plus. Ma mère n’aura jamais conscience de sa mala­die. Elle trouve qu’elle va très bien.

En écoute sur Tënk, la pla­te­forme du ciné­ma docu­men­taire, du 12/10 au 12/12/2018.

article dans Télérama: http://www.acsr.be/wp-content/uploads/LMM_telerama.pdf
article dans Bela: http://blog.bela.be/elle-a-fait-un-bebe-radio-du-cinema-toute-seule-ou-presque/
article dans Syntone : http://syntone.fr/les-mots-de-ma-mere-chro­nique-dune-dis­pa­ri­tion-enre­gis­tree/
article dans En Marche : https://www.enmarche.be/cultu­re/­me­dias/­crea­tion-radio­pho­nique-les-mots-de-ma-mere.htm

Pamela

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Pour le dire en un mot, Pamela, c’est un feuille­ton radio­pho­nique à l’eau de rose infes­té par un virus poé­ti­co-trash appe­lé Processus, mélan­geant tout avec tout, et bou­le­ver­sant de façon déli­rante l’univers rose bon­bon très conven­tion­nel de Pamela et John.

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Et tout se tut — Und alles schwieg

Quatre voix d’hommes et femmes par­courent en alle­mand et en fran­çais les Sonnets à Orphée de Rainer Maria Rilke. Les voix, mur­mu­rées et voca­li­sées, enche­vêtrent les langues et se déploient comme une matière sonore.
Mots, timbres, expres­sion, scan­sion, sus­pen­sions, sou­pirs, rires… nous parlent de l’in­té­rieur de l’être, celui ani­mé de souffle et sou­mis simul­ta­né­ment à la gra­vi­té ter­restre et à l’at­trac­tion des astres.

Be scape

Bescape

C’est une marche tra­ver­sant des espaces sonores Belges. Namur, Eupen, St-amands, Malines, Binche… Des sons récol­tés sur une période de trois ans.

Les temps et les espaces se super­posent, l’au­di­teur est invi­té à les traverser.

La vie se déroule et chante, tré­pigne, longe des canaux, frappe et mar­tèle le sol. Il y a de grands espaces, des tours, des rivières, mais aus­si des pièces fer­mées, des chambres et des esca­liers qui com­mu­niquent avec le dehors. Cette com­po­si­tion est éga­le­ment un rap­pel de l’im­por­tance des sons du quo­ti­dien face à l’u­ni­for­mi­sa­tion commerciale.

Oeuvre ins­pi­rée par les textes de Jacques Darras et nos tra­ver­sée de la Belgique.

L’heure bleue

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« Ça com­mence comme ça… »

Comment ça com­mence, au fond ? Et est-ce que ça finit ?

Viola Vertigo, Tiziana et Philippe peinent à dor­mir ou s’endormir. Ils se livrent pudi­que­ment, tout en sla­lo­mant entre idées pré­con­çues et hypo­thé­tiques solu­tions hasar­deuses, tra­çant et retra­çant leur vécu nocturne.

Que se passe-t-il quand le som­meil ne vient pas, alors que les ombres de l’insomnie se des­sinent sur nos murs et que la nuit n’en finit plus de silence ?

L’Heure Bleue est un docu­men­taire qui n’apporte aucune réponse ou expli­ca­tion à l’insomnie. Tout en sui­vant les dérives sen­sibles et déli­cates de la parole, il tente cepen­dant d’entrer dans un uni­vers intime, aus­si riche que varié. Sans pré­ten­tion et sans autre forme de trans­mis­sion que celle du témoignage.

Lire l’in­ter­view de la réa­li­sa­trice par Bela: http://blog.bela.be/?p=2139

De l’autre côté de la porte

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Lorsqu’on les croise dans la rue, on les regarde inten­sé­ment avec curio­si­té voir même avec dégoût, ou on choi­sit sim­ple­ment de les igno­rer, par gêne. Mais lors­qu’on passe de l’autre côté de la porte, que l’on pénètre leur mai­son, leur uni­vers, la ren­contre devient pos­sible. Il suf­fit de tendre l’oreille.

Je passe cette porte depuis seize ans, pour tra­vailler à leurs côtés. Je suis édu­ca­trice spé­cia­li­sée avec des adultes han­di­ca­pés men­taux sévères à pro­fonds. Je vous invite à pas­ser le pas avec moi. A écou­ter le quo­ti­dien de ces défi­cients men­taux et des «pro­fes­sion­nels» qui assurent leur bien-être. A com­prendre nos joies, nos peines, nos peurs.

A la manière d’un car­net de voyage, ce docu­men­taire tend à faire tom­ber les bar­rières du han­di­cap men­tal, en s’y confron­tant sans alarme et sans gêne. Une plon­gée au coeur même de l’in­ti­mi­té d’un métier et de la vie de per­sonnes authen­tiques et sans arti­fices, le plus sou­vent mues par un énorme besoin d’amour.

Los Santos

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« Je vous invite à sur­vo­ler mers et océans, tra­ver­ser de vastes plaines, et arri­ver dans les Andes boli­viennes… Là où ciel et terre s’effleurent et se confondent. Là-haut vivent les Kallawayas, un peuple, dont les tra­di­tions se sont trans­mises depuis des mil­lé­naires, se fau­fi­lant habi­le­ment à tra­vers le treillis du monde moderne. Lors de Todos Los Santos, la fête des morts, les âmes des vivants et celles des défunts se rejoignent à l’unisson révé­lant l’harmonie d’une culture singulière. »

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