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À leurs corps défendant

Comme un appel à la liber­té, ce docu­men­taire met en lumière la réa­li­té meur­trière des centres fer­més et la néces­si­té d’y mettre un terme.

Synopsis

Vivre sans papiers, c’est tou­jours ris­quer d’être arrêté·e, enfermé·e, expulsé·e du ter­ri­toire où l’on cherche l’hospitalité. Trois per­sonnes dési­gnées comme « illé­gales » à un moment de leur par­cours témoignent de leur vie emmu­rée par l’Europe.

Souhail, Rabia et Mado racontent la vio­lence des poli­tiques migra­toires belges. L’un, depuis l’intérieur du centre fer­mé, évoque les vio­lences phy­siques et psy­cho­lo­giques. L’autre, depuis l’extérieur, relate l’angoisse du risque quo­ti­dien de l’arrestation. Et la der­nière, suite à sa « libé­ra­tion », raconte la peur, la colère et l’espoir.

Le tigre de papier

Dans les débats liés à la dis­cri­mi­na­tion, aux chan­ge­ments de socié­té, aux vio­lences poli­cières, à l’islam, au voile, ou encore à l’histoire colo­niale belge, à la Place Lumumba, aux sta­tues et noms de rue de Bruxelles, cer­taines pen­sées sont res­tées inau­dibles un temps.

Grandis dans la capi­tale, actifs au sein des sphères scien­ti­fiques, éco­no­miques, cultu­relles et socio-poli­tiques belges, 12 inter­ve­nants m’ont consa­cré ce temps. Le che­mi­ne­ment cho­ral, tis­sé à par­tir de leurs réponses, évoque la rela­tion à l’histoire, aux fis­sures, et au sens que l’on se donne.

Entre appa­ri­tions, aspi­ra­tions, oublis, il existe une réso­nance de quelque chose qui a tin­té dés le départ. Mais que l’on n’a pas enten­du. Qui entoure un débat avant même qu’il ne com­mence. Ce pre­mier opus par­tage la sor­tie de cette étape trop étroite.
Le second évo­que­ra les réfé­rences et les évé­ne­ments, les actions menées dans le cadre de l’émancipation, du tra­vail et des pro­jets qui ont émer­gés au fil de cette résonance.