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Rythmes (in)visibles

Comment écouter la relation entre espaces privés et publics de la Medina à Marrakech ? Rythmes (in)visibles propose une dérive sonore genrée plurielle.

Synopsis

Comment écou­ter la rela­tion entre espaces pri­vés et publics dans la Medina de Marrakech ? Comment don­ner à entendre la com­plexe dyna­mique entre visi­bi­li­té et invi­si­bi­li­té des corps gen­rés dans l’espace urbain ?

Guidées par les oreilles et les voix de Latifa, Mina, Zahra, Meriem Saou’d, Amina, Rachida, Nadira, Khadija et Fatima, ce docu­men­taire pro­pose une dérive audi­tive dans les ruelles de la Medina de Marrakech à par­tir d’une pers­pec­tive gen­rée et plu­rielle. En se concen­trant sur l’approche orale, l’intention a été de créer un chœur mul­tiple de voix basé sur la nar­ra­tion per­son­nelle de leurs per­cep­tions, valeurs et expé­riences quo­ti­diennes de la ville, en se concen­trant éga­le­ment sur le pay­sage sonore public et ses propres rythmes que ces femmes contri­buent à com­po­ser.

Ce pro­jet s’inscrit dans la recherche doc­to­rale en Arts et Sciences de l’Art menée par l’artiste entre l’ARBA et la ULB à Bruxelles: « Nouveaux genres d’écoute : voix, corps, silences et ter­ri­toires ». Il a été réa­li­sé lors d’une rési­dence artis­tique ‹LE 18› dans le cadre du pro­gramme Qanat et en par­te­na­riat avec la Fondation Dar Bellarj à Marrakech, dans le cadre des Ateliers Collectifs.

Le tigre de papier

Dans les débats liés à la dis­cri­mi­na­tion, aux chan­ge­ments de socié­té, aux vio­lences poli­cières, à l’islam, au voile, ou encore à l’histoire colo­niale belge, à la Place Lumumba, aux sta­tues et noms de rue de Bruxelles, cer­taines pen­sées sont res­tées inau­dibles un temps.

Grandis dans la capi­tale, actifs au sein des sphères scien­ti­fiques, éco­no­miques, cultu­relles et socio-poli­tiques belges, 12 inter­ve­nants m’ont consa­cré ce temps. Le che­mi­ne­ment cho­ral, tis­sé à par­tir de leurs réponses, évoque la rela­tion à l’histoire, aux fis­sures, et au sens que l’on se donne.

Entre appa­ri­tions, aspi­ra­tions, oublis, il existe une réso­nance de quelque chose qui a tin­té dés le départ. Mais que l’on n’a pas enten­du. Qui entoure un débat avant même qu’il ne com­mence. Ce pre­mier opus par­tage la sor­tie de cette étape trop étroite.
Le second évo­que­ra les réfé­rences et les évé­ne­ments, les actions menées dans le cadre de l’émancipation, du tra­vail et des pro­jets qui ont émer­gés au fil de cette réso­nance.