27.10.2026

Le Mois du Doc 2026 – Notre sélection de documentaires sonores

Actualité

Pour sa 9e édi­tion, le Mois du Doc met en lumière le docu­men­taire comme fabrique d’empathie et acte de résis­tance, sous l’impulsion de sa mar­raine, la réa­li­sa­trice Sarah Moon Howe. Du 1er au 30 novembre 2026, la créa­tion docu­men­taire belge fran­co­phone sera célé­brée en Fédé­ra­tion Wal­lo­nie-Bruxelles.

À cette occa­sion, nous avons le plai­sir de vous pro­po­ser une sélec­tion de docu­men­taires sonores qui résonnent avec cette thé­ma­tique. Une occa­sion de décou­vrir des écri­tures sonores sin­gu­lières et des récits qui inter­rogent notre rap­port aux autres et au monde.


 

 

 

 

 

Depuis octobre 2023, le Liban tra­verse une guerre qui n’en finit pas. Dans un vil­lage de la plaine de la Bekaa, Nis­rine nous entraîne à la ren­contre de ses amies avec qui elle par­tage son quo­ti­dien. Sous un ciel occu­pé, chaque moment par­ta­gé devient un temps pris à un futur incer­tain.

 

 

 

 

C’est le récit de deux adelphes qui cherchent à remettre l’envers à l’endroit, en rou­vrant des espaces de dis­cus­sion avec leur mère à qui iels n’ont jamais vrai­ment posé de ques­tion après que celle-ci leur ait dit que « quand elle était petite son grand-père était méchant avec elle ».

 

 

 

 

Les 5 Blocs, une cité de loge­ment social du centre de Bruxelles, va dis­pa­raître. Un pro­jet urbain vise la démo­li­tion totale du site et sa recons­truc­tion en un quar­tier neuf. Inau­gu­ré dans les années 1960, ce site est désor­mais presque vidé de ses habitant⸱es, en atten­dant des grues… qui n’ar­rivent pas. Et pour­tant, une cen­taine d’habitant⸱es reste. Iels n’ont pas été relogé⸱es et vivent encore dans ce quar­tier désert.

 

 

 

  • Ouvrir la brèche par Camille Frey­chet

    TW : Une scène évoque un har­cè­le­ment physiqueC’est le road-trip en auto-stop de Camille, jeune femme cis de 30 ans. De la France vers la Bel­gique, de la ville vers la mer, en pas­sant par les mon­tagnes. C’est un voyage ini­tia­tique et trans­gé­né­ra­tion­nel acti­vé par la décou­verte d’un jour­nal datant du 19 décembre 1989.

 

 

 

 

A tra­vers le por­trait de Dam­la, une tra­duc­trice venue de Tur­quie, et la décor­ti­ca­tion du sens de mots et de la manière dont ils peuvent se faire tra­duire ou réap­pro­prier, cette créa­tion sonore nous plonge au cœur de l’his­toire de la double iden­ti­té de Dam­la, du natio­na­lisme turque, de la révo­lu­tion de Gezi ou encore de la ques­tion kurde.

 

 

 

Ange­la Davis gran­dit dans le sud des Etats Unis au milieu de la haine des blanc·he·s, sur une col­line où les atten­tats à la bombe contre les familles noires sont mon­naie cou­rante. Elle y déve­lop­pe­ra les bases d’une vie de résis­tance sans jamais lais­ser la haine l’emporter.

 

 

 

 

La vie et le corps de Fos étaient régis par sa com­mu­nau­té, son père, son mari. Sou­mise et silen­cieuse, voi­là ce qu’on exi­geait d’elle. Pour mieux mar­quer cette prise de pou­voir, on lui a infli­gé le sceau de la sou­mis­sion en l’excisant dès l’âge de 6 ans.

 

 

 

Le Coco Beach est un café bruxel­lois. La bière est à 2 euros. Les ser­veuses sont seins nus. Le patron n’est inté­res­sé que par le foot­ball. On y parle fran­çais, fla­mand et bruxel­lois. L’endroit est petit et modeste, les tables sont en bois, les chaises aus­si. Dans un coin de la salle, une petite scène avec, en son centre, une barre ver­ti­cale.

 

 

 

 

“Vivre avec Méduse” vise à inter­ro­ger six parents (hommes et femmes mélan­gés) sur ce qu’ils ont res­sen­ti inti­me­ment au moment de l’an­nonce de l’han­di­cap de leur enfant et quels “inter­mé­diaires” leur a per­mis d’é­vi­ter d’être pétri­fiés, d’ar­ti­cu­ler les choses entre elles pour vivre cette situa­tion au quo­ti­dien. Quels bri­co­lages ont-ils mis en place pour contour­ner l’ef­froi et com­men­cer un tra­vail de deuil de l’i­mage idéale de l’en­fant ima­gi­naire.