Le Mois du Doc 2026 – Notre sélection de documentaires sonores
Pour sa 9e édition, le Mois du Doc met en lumière le documentaire comme fabrique d’empathie et acte de résistance, sous l’impulsion de sa marraine, la réalisatrice Sarah Moon Howe. Du 1er au 30 novembre 2026, la création documentaire belge francophone sera célébrée en Fédération Wallonie-Bruxelles.
À cette occasion, nous avons le plaisir de vous proposer une sélection de documentaires sonores qui résonnent avec cette thématique. Une occasion de découvrir des écritures sonores singulières et des récits qui interrogent notre rapport aux autres et au monde.
- Les Femmes Kiaï par Valérie Gimenez Corinne Ricuort

Dans un dojo improvisé au cœur de la Maison des Femmes de Schaerbeek à Bruxelles, des femmes se retrouvent pour expérimenter un espace singulier, à la croisée du corps et de la voix.
Depuis octobre 2023, le Liban traverse une guerre qui n’en finit pas. Dans un village de la plaine de la Bekaa, Nisrine nous entraîne à la rencontre de ses amies avec qui elle partage son quotidien. Sous un ciel occupé, chaque moment partagé devient un temps pris à un futur incertain.
C’est le récit de deux adelphes qui cherchent à remettre l’envers à l’endroit, en rouvrant des espaces de discussion avec leur mère à qui iels n’ont jamais vraiment posé de question après que celle-ci leur ait dit que « quand elle était petite son grand-père était méchant avec elle ».
Les 5 Blocs, une cité de logement social du centre de Bruxelles, va disparaître. Un projet urbain vise la démolition totale du site et sa reconstruction en un quartier neuf. Inauguré dans les années 1960, ce site est désormais presque vidé de ses habitant⸱es, en attendant des grues… qui n’arrivent pas. Et pourtant, une centaine d’habitant⸱es reste. Iels n’ont pas été relogé⸱es et vivent encore dans ce quartier désert.
- Ouvrir la brèche par Camille Freychet

TW : Une scène évoque un harcèlement physiqueC’est le road-trip en auto-stop de Camille, jeune femme cis de 30 ans. De la France vers la Belgique, de la ville vers la mer, en passant par les montagnes. C’est un voyage initiatique et transgénérationnel activé par la découverte d’un journal datant du 19 décembre 1989.
A travers le portrait de Damla, une traductrice venue de Turquie, et la décortication du sens de mots et de la manière dont ils peuvent se faire traduire ou réapproprier, cette création sonore nous plonge au cœur de l’histoire de la double identité de Damla, du nationalisme turque, de la révolution de Gezi ou encore de la question kurde.
Angela Davis grandit dans le sud des Etats Unis au milieu de la haine des blanc·he·s, sur une colline où les attentats à la bombe contre les familles noires sont monnaie courante. Elle y développera les bases d’une vie de résistance sans jamais laisser la haine l’emporter.
- Perle par Yasmina Hamlawi
TW : ce texte relate des faits de violence (mutilation, viol, etc.)
La vie et le corps de Fos étaient régis par sa communauté, son père, son mari. Soumise et silencieuse, voilà ce qu’on exigeait d’elle. Pour mieux marquer cette prise de pouvoir, on lui a infligé le sceau de la soumission en l’excisant dès l’âge de 6 ans.
Le Coco Beach est un café bruxellois. La bière est à 2 euros. Les serveuses sont seins nus. Le patron n’est intéressé que par le football. On y parle français, flamand et bruxellois. L’endroit est petit et modeste, les tables sont en bois, les chaises aussi. Dans un coin de la salle, une petite scène avec, en son centre, une barre verticale.
“Vivre avec Méduse” vise à interroger six parents (hommes et femmes mélangés) sur ce qu’ils ont ressenti intimement au moment de l’annonce de l’handicap de leur enfant et quels “intermédiaires” leur a permis d’éviter d’être pétrifiés, d’articuler les choses entre elles pour vivre cette situation au quotidien. Quels bricolages ont-ils mis en place pour contourner l’effroi et commencer un travail de deuil de l’image idéale de l’enfant imaginaire.






