1.06.2026

Les séances d’écoute – 1ère saison 2026

Actualité

Retour sur les séances d’é­coute de cette sai­son  ! 

À la fin du pro­ces­sus d’une créa­tion sonore, quand tout est là, enre­gis­tré, mon­té, assem­blé, mixé, que tout est prêt, le moment tant atten­du est arri­vé : la séance d’é­coute. Cet ins­tant où le tra­vail, réa­li­sé par les auteu­rices durant plu­sieurs mois – voir plu­sieurs années – est enfin dévoi­lé à un public.

C’est une émo­tion par­ti­cu­lière de voir tous ces pro­jets sor­tir au grand jour, conqué­rir les oreilles des curieux·euses venu·e·s entendre en avant-pre­mière ces créa­tions. À l’acsr, nous ché­ris­sons ces moments pré­cieux qui nous lient les un·es aux autres et qui ouvrent les portes de nos ima­gi­naires col­lec­ti­ve­ment.

Un grand mer­ci à nos par­te­naires lors de ces ins­tants sus­pen­dus : La Mai­son Poème, Le Ciné­ma Nova, Babel­fish, le Fes­ti­val En Ville !, le Ciné­ma Nova – et à tous les autres lieux qui ont accueillis des écoutes der­niè­re­ment : le Théâtre de la Vie, le Cercle du Laveu, la Mai­son de quar­tier Malien, le Toas­ter, la Tour à Plomb, le CWB Paris, le Recy­clart.

 

(Re)découvrez toutes ces créa­tions sonores sur Radio­la et dans les pod­casts sur les applis.

Bonnes écoutes !

 


 

Un soir d’hiver en 1906, le corps sans vie d’une petite blonde de 8 ans est retrou­vé dans une rue du centre-ville de Bruxelles. Le crime est violent et abject. La police mul­ti­plie les erreurs. La presse en fait ses choux gras. Le meur­trier, lui, n’est jamais arrê­té. Ce crime demeu­ré irré­so­lu devient “l’Affaire de la rue des Hiron­delles”; la petite blonde, “la mar­tyre de Bruxelles”.

120 ans plus tard, une his­to­rienne des femmes et des filles raconte sa ver­sion de l’Affaire de la rue des Hiron­delles en nous emme­nant dans le Bruxelles de 1906 où se croisent la vic­time, ses copines, sa famille et de nombreux·ses Bruxellois·es emporté·e·s dans le tumulte de ce drame.

Récit cho­ral por­té par des comédien·nes amateur·ices, Qui a tué Jean­neke ? détourne les codes du true crime pour pro­po­ser une varia­tion sen­sible et poé­tique d’un fait soi-disant divers.

 

Sans Faute suit quatre foot­bal­leuses de l’Union Saint-Gil­loise, prises entre l’élan col­lec­tif du ter­rain et les ten­sions qu’impose une com­pé­ti­tion exi­geante. À tra­vers trois années d’enregistrement, le docu­men­taire sonore capte leurs par­cours d’adolescentes ou de jeunes tren­te­naires qui se croisent puis s’éloignent, entre doutes et ambi­tions. Pri­vées du sou­tien réser­vé aux équipes mas­cu­lines, elles doivent pui­ser en elles-mêmes pour conti­nuer à jouer, à gran­dir, à tenir.

Le récit mêle paroles, gestes et souffles, ame­nant l’auditeurice vers une écoute plus intime où se révèlent les forces des joueuses, leurs fra­gi­li­tés et leur besoin vital d’un col­lec­tif qui les res­source.

 

C’est le récit de deux adelphes qui cherchent à remettre l’envers à l’endroit, en rou­vrant des espaces de dis­cus­sion avec leur mère à qui iels n’ont jamais vrai­ment posé de ques­tion après que celle-ci leur ait dit que « quand elle était petite son grand-père était méchant avec elle ».

Ensemble iels tentent de cer­ner les indices qu’il y avait mal­gré le silence et l’amnésie, de faire de la place à ce qui leur a été trans­mis depuis ce trau­ma­tisme, de trou­ver la légi­ti­mi­té de nom­mer l’impact qu’a eu dans leur vie ce der­nier alors qu’iels ne l’ont pas vécu dans leurs chairs. Iels s’interrogent et tâtonnent : com­ment confron­ter un parent qui a été vio­len­té à sa propre vio­lence ?

C’est une his­toire de famille, de volon­té de pro­té­ger les autres qui échouent, de quête de répa­ra­tion, mais c’est sur­tout une ten­ta­tive de faire entendre ce que fait la domi­na­tion adulte aux enfants. En creux, ce récit tend à nous rap­pe­ler com­bien les vio­lences faites aux enfants font sys­tème et com­ment l’inceste nous écla­bousse toustes sans excep­tion.

 

Qu’en est-il du don de soi alors que notre vie s’ar­rête et qui est donneur·euse ? Pour quoi et pour qui ?

“Don­ner c’est don­ner”  ques­tionne le don en par­tant du point de vue de l’enfant pour aller à l’autre extré­mi­té, à la fin de vie. Sommes-nous prêts à don­ner notre corps à la science ou le don­ner pour qu’on y pré­lève les organes ?

Del­phine Sal­kin aborde ces ques­tions en immer­sion à l’hôpital Erasme à Bruxelles en 2024 au Ser­vice des Soins Inten­sifs et de la Trans­plan­ta­tion pour y suivre le don d’organes depuis le don­neur jusqu’au rece­veur. Conjoin­te­ment, elle tisse la ques­tion du don en fai­sant entendre la parole des enfants de huit et neuf ans ren­con­trés lors d’ateliers sur le don dans une école à Bruxelles.

 


 

La pro­chaine écoute : 

Le mer­cre­di 03 juin à 19h30 à la Tri­co­te­rie.

Plus d’in­fo ici.